
Un grand ciel bleu et des prix dans le vert ? Les très fortes chaleurs connues à la fin du mois de mai dans plusieurs pays européens ont entraîné une impressionnante hausse de la production d’énergie solaire. Ainsi, les prix de l’électricité ont été négatifs, puisque l’offre a dépassé la demande. C’est le cas au Royaume-Uni. Selon les données du NESO, l’énergie solaire a couvert près de 50% des besoins en électricité du pays au moment du pic, dimanche 24 mai, atteignant une valeur historique.
En France, les tarifs horaires de l’électricité en France sont aussi passés dans le négatif deux jours plus tard, le mardi 26 mai, d’après la bourse européenne de l’électricité Epex Spot. Si cela peut sembler être une bonne nouvelle pour les consommateurs, alors que les coûts de l’énergie ne cessent de grimper avec les divers conflits internationaux, ce phénomène ne fera pas réellement baisser vos factures.
Les chaleurs nocives pour le secteur de l’énergie
Les conditions météo idéales peuvent, en effet, faire exploser la production solaire comme éolienne. Cela signifie que davantage d’énergie est produite que nécessaire, explique euronews. C’est un peu technique mais, dans ce cas précis, les producteurs se livrent à une guerre des prix à la baisse, en fonction de leurs coûts d’exploitation et de redémarrage, afin d’éviter d’être arrêtés. L’an dernier, par exemple, nos voisins britannique avaient gaspillé la somme de 1,47 milliard de livres sterling (soit 1,67 milliard d’euros) en réduisant la production des éoliennes et en payant des centrales à gaz pour prendre le relais.
Fin mai, «la France, l'Allemagne, l'Espagne et l'Italie ont enregistré une production éolienne inférieure à la normale. Même les panneaux solaires perdent en efficacité lors des fortes chaleurs», relève le site Pragmatika. «On croit souvent à tort que plus de soleil signifie automatiquement plus d'électricité. Les cellules photovoltaïques sont des semi-conducteurs et, comme tout appareil électronique, leur efficacité diminue lorsque la température augmente», explique dans leurs colonnes, Ioanna Vergini, fondatrice de la plateforme wfy24.com.


















