
Dans un peu plus de trois semaines, les soldes d’été vont faire leur grand retour. Cette année, c’est la date du mercredi 24 juin qui a été choisie pour marquer le début de cette période promotionnelle qui s’étendra environ un mois jusqu’au 21 juillet dans la plupart des départements français hormis cas spécifiques en corse ou outre-mer. Si la pratique est strictement encadrée, faites-vous pour autant des économies ? Oui, selon Matthias Baccino de Trade Republic interrogé sur RTL : «On parle de 150 à 300 euros d’économies par an grâce aux soldes pour les foyers français.»
Cela est dû notamment au fait que les produits soldés doivent être en vente depuis au moins un mois avant, avec un étiquetage précis, affichant l’ancien prix et la réduction appliquée. Mais qu’en est-il des autres périodes ? C’est bien différent. A commencer par le Black Friday. C’est l’UFC-Que Choisir qui le dit en se basant sur les prix constatés avant la période promotionnelle : la baisse moyenne des prix n’équivaut qu’à 2%. «Une promotion sur trois est juste fausse», ajoute l’association de consommateurs.
Des prix gonflés au Black Friday
Comment est-ce possible ? Tout simplement parce que les prix sont gonflés avant le Black Friday afin de faire croire aux consommateurs qu’ils réalisent une belle économie. Le but est également de faire naître chez les consommateurs un sentiment d’urgence à acheter. Toutefois, selon Matthias Baccino, près de deux tiers des Français recherchent activement des promotions, et un tiers le fait «systématiquement avant tout achat». Mais le risque est toujours le même selon l’expert : «La promo donne l’envie.»
«Les soldes, quand elles obéissent à un plan d’action raisonné (…) là c’est une bonne pratique», ajoute Matthias Baccino, qui met en garde sur le Black Friday, une période faite «pour vous faire consommer et pas économiser». Plus globalement, il rappelle que lors de périodes de promotions, le gain pour le consommateur n’existe que s’il avait prévu avant d’acheter le produit en question. Dans le cas contraire, un produit affiché à -30% ne vous permet pas d’économiser 30%, mais provoque «une dépense de 70%».
Attention au cashback très en vogue
Il en va de même pour le cashback, cette technique marketing consistant en des réductions proposées en ligne chez des marchands partenaires : «Vous n’êtes pas en train d’économiser 2%, mais de dépenser 98%.» D’autant que comme Capital vous l’expliquait, dans certains cas, le cashback peut être refusé «si le marchand considère que les conditions n’ont pas été respectées», détaillait Pauline Duquesne, Head of Marketing France chez iGraal. Elle insistait sur le fait que le cashback devait «rester un moyen d’économiser sur ses achats, et non une raison d’acheter davantage».



















