
La multiplication des parcs éoliens permet, en partie, de mettre en œuvre la transition énergétique. Un constat qui arrive à point nommé quand on voit l’explosion des prix des énergies fossiles depuis le début de la guerre au Moyen-Orient. Outre les débats sur l’esthétique et les nuisances sonores des éoliennes, un autre élément fait barrage à leur installation en grand nombre. Les pales des éoliennes perturbent les radars, y compris ceux de l’armée.
En rotation, elles créent ce qu’on appelle un effet Doppler, c’est-à-dire le changement de fréquence des ondes quand on se rapproche. Cela peut donc perturber les systèmes des radars, rapporte BFMTV. De plus, leur structure métallique réfléchit les ondes électromagnétiques. Cela crée une zone d’ombre, «invisible» pour les radars. Enfin, les éoliennes peuvent aussi bloquer leur ligne de mire. Pour remédier à cette situation embarrassante à l’heure de la multiplication des conflits mondiaux, plusieurs stratégies sont adoptées en Europe.
Le Royaume-Uni est prêt à dépenser des millions de livres
En France, il faut une autorisation de l’armée pour installer un parc éolien jusqu’à environ 70 km d’un radar militaire. Plusieurs projets de construction ont déjà été bloqués pour ces raisons. Le pouvoir de l’armée sur l’implantation de parcs éoliens a d’ailleurs été formalisé par un décret en août 2025. Mais cela ne favorise pas l’avènement des énergies vertes. Alors le Royaume-Uni a fait un autre choix. Selon nos confrères du Telegraph, l’armée britannique va dépenser 95 millions de livres (environ 111 millions d’Euros) pour moderniser son système de défense aérienne. Les nouvelles technologies de radars devraient être mises en place d’ici 2029, selon le ministère britannique de la Défense et le Département de la sécurité énergétique et de la neutralité carbone.



















