Face à la flambée des prix des carburants, le gouvernement prépare de nouvelles pistes d’aide. Selon franceinfo, l’exécutif réfléchit notamment à un renforcement de la prime de partage de la valeur, plus connue sous le nom de prime Macron, afin de soutenir le pouvoir d’achat des salariés. Créé en 2019 dans le contexte de la crise des Gilets jaunes, ce dispositif permet aux entreprises de verser un complément de salaire exonéré, totalement ou partiellement, d’impôt et de cotisations sociales.

Très utilisée pendant la crise sanitaire puis les périodes de forte inflation, cette aide a toutefois perdu de l’élan en 2025, après un durcissement de ses conditions d’attribution. Selon l’Insee, environ trois milliards d’euros ont été distribués en 2025, contre plus de cinq milliards entre 2021 et 2023. Pour relancer le dispositif, plusieurs ajustements sont étudiés. Parmi eux, un retour à une exonération totale d’impôt sur le revenu pour les salariés, aujourd’hui limitée dans certaines configurations, notamment dans les entreprises de plus petite taille.

Le dispositif bientôt simplifié ?

Selon nos confrères, le gouvernement travaille également sur une simplification des règles, notamment des plafonds qui varient en fonction de la présence ou non d’accords d’intéressement ou de participation dans l’entreprise, afin de rendre le dispositif plus lisible et plus facilement mobilisable par les employeurs. L’enjeu est aussi budgétaire : cette aide représente un coût pour les finances publiques, via les exonérations de cotisations et d’impôts. Mais elle reste jugée moins onéreuse qu’un dispositif généralisé comme un blocage des prix des carburants.

L’exécutif privilégie ainsi une approche ciblée, orientée vers les salariés en activité, et conçue comme un soutien ponctuel plutôt qu’une hausse durable des salaires. Autre avantage mis en avant : sa flexibilité. La prime est en effet laissée à l’appréciation des entreprises, qui peuvent décider des montants et des bénéficiaires. Un fonctionnement qui séduit particulièrement les petites structures.

Selon le Groupe Alpha, en 2025, les salariés des entreprises de moins de 10 salariés ont perçu en moyenne environ 1 100 euros, contre près de 650 euros dans les grandes entreprises de plus de 2 000 salariés. Un écart qui illustre aussi le rôle central des TPE dans le recours à cette prime