Vous connaissez sans doute Michel Sarran, largement mis en lumière dans l’émission « Top Chef ». Depuis près de trente ans, ce restaurateur exigeant est étoilé par la bible de la gastronomie, l’illustre guide Michelin. Sa table à Toulouse détient et conserve ses deux étoiles depuis près de vingt ans. Il suffit de jeter un coup d’œil à la carte pour retrouver tous les codes de la belle et grande cuisine à la française: cèpe, bar, anguille fumée, fromages affinés, vins premier cru… Prix du menu au dîner : 145 à 195 euros par convive, sans compter la bouteille. Aucun doute, on est ici en plein cœur de la haute gastronomie, dont l’Hexagone est si fier.

Sauf qu’à côté de cette belle table, le chef Sarran a bien d’autres cordes à son arc. Dont une nouveauté : depuis un an, il tient également de petites échoppes… de croque-monsieur ! A la carte de Croq’Michel, point de champignon rare ou de grand cru. Les recettes sont simples et efficaces : le croq’Montmartre contient du jambon, de l’emmenthal, des tomates séchées et de la béchamel. Petits paquets de chips, mousse au chocolat et pannacotta au lait d’amande complètent la carte. Naturellement, les prix n’ont rien à voir, les formules allant de 14 à 17 euros…

Ce grand écart, Michel Sarran l’explique simplement: « Aujourd’hui, les restaurants étoilés sont réservés à un tout petit pourcentage de la population. A côté, les gens cherchent une nourriture abordable, facilement consommable, mais avec des produits de qualité. Partant de ce constat, je me suis posé avec mes deux filles, Emma et Camille, pour imaginer un concept. L’idée du croque-monsieur est venue assez vite, car c’est un plat qui me tient à cœur. » Résultat, un an après le lancement, Croq’Michel est présent à Paris et à Toulouse, sur place et en livraison.

Créer une telle offre en étant un chef connu et reconnu peut être à double tranchant. D’un côté, la large médiatisation de Michel Sarran attire les curieux. « Et de l’autre, on ne vous fait aucune concession », souligne le chef. Certains lui ont demandé s’il faisait ses pains lui-même pour ses croques, pourquoi il n’y avait pas de recette à la truffe…

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