Dix jours à peine. L’an passé, c’est le temps qu’il a fallu à l’ex-énarque Walter Butler pour se décider à reprendre, auprès du chef Bernard Pacaud, les deux tiers du capital de son restaurant trois étoiles L’Ambroisie. Ce spécialiste chevronné du capital-risque aurait-il perdu le sens commun, à placer ainsi une partie de ses billes dans une telle niche, celle de la haute gastronomie ? Rien de plus rationnel, assure au contraire Jean-Marc Teurquetil, le banquier d’affaires qui a géré la vente de cette pépite culinaire de la place des Vosges : «L'Ambroisie peut exister ailleurs qu’à Paris», estime le financier. Et si cette adresse d’exception constitue un excellent placement, c’est que, à ses yeux, la grande cuisine peut aussi être rentable. «Les restaurants trois étoiles développent de l’hôtellerie, y compris en province. A Vonnas dans l’Ain, par exemple, le chef Georges Blanc a créé tout un village. Même à Saint-Bonnet-le-Froid, un coin perdu de la Haute-Loire, Régis Marcon a ouvert un spa, et deux hôtels», justifie-t-il.

Les grands financiers investissent dans la gastrnomie

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