Les RER en Île-de-France sont-ils de plus en plus ponctuels ? C’est une remarque que l’on pourrait se faire en voyant le nombre de lignes concernées par l’indemnisation de leurs usagers. Seulement deux cette année, alors qu’il y avait quinze branches en 2023 puis cinq en 2024. L’année 2025 marquerait ainsi un nouveau recul des retards, selon les données de ponctualité publiées par Île-de-France Mobilités (IDFM).

Ainsi, seuls les usagers de deux branches du RER sur les lignes B et C bénéficieront d’un remboursement pour les retards subis en 2025. Il s’agit de la branche Aulnay-sous-Bois – Mitry-Claye, sur le RER B nord en Seine-Saint-Denis et de l’axe Dourdan – La Norville, sur la ligne C en Essonne. Les usagers détenteurs d’un pass Navigo sur ces trajets recevront alors une compensation financière au printemps 2026.

Des voyageurs lésés par ce dispositif ?

Le droit à un remboursement automatique est accordé lorsque la ponctualité d’une branche tombe sous les 80% pendant au moins trois mois dans l’année.

La ligne A est l’élève modèle. La ligne la plus fréquentée d’Europe a terminé l’année avec un taux de ponctualité proche de 94,5%, en progression d’un point par rapport à 2024, bien au-dessus des objectifs contractuels fixés par IDFM ! Ses usagers ne sont donc pas concernés par un dédommagement, tout comme ceux des lignes E et D, et pourtant… «Des usagers estiment avoir droit à des dédommagements. Ceux du RER D n’auront droit à rien alors que leur ligne est celle qui a le plus chuté», rapporte Marc Pélissier, président de l’antenne francilienne de la fédération des associations des transports (Fnaut IDF), au Parisien : «Seulement deux axes ferroviaires ouvrant droit à dédommagement en 2025, ça ne correspond pas au ressenti des usagers.»