
Les cours de l’énergie reprennent confiance. Ce dimanche 14 juin, Donald Trump a annoncé que les Etats-Unis et l’Iran ont finalisé un accord de paix qui sera signé, le 19 juin prochain. Lors de la réunion du G7, à Evian, le président américain a, par ailleurs, estimé que le détroit d’Ormuz sera «entièrement ouvert» ce vendredi. Face à ces annonces optimistes, les cours du pétrole ont rapidement chuté.
Le baril de Brent, référence pour le marché du pétrole, a baissé de plus de 10 dollars en une semaine pour s’établir à 94 dollars le 8 juin, puis à 83 dollars, ce lundi. «C'est vrai qu'on a eu beaucoup d'annonces d'accords imminents, etc., qui ne se sont pas produits. Mais il y a eu quand même une espèce de retour de confiance ces 15 derniers jours et surtout la semaine dernière», a déclaré à l'AFP Blandine Ruty, secrétaire générale du syndicat de l'industrie pétrolière française (Ufipem), d’après les propos relayés par BFMTV.
Le litre de gazole coûte désormais 1,995 euros en moyenne
Cette chute drastique s’est répercutée sur les prix à la pompe. En France, le prix du litre de gazole a reculé de près de 2 centimes, passant à 1,995 euros en moyenne, le vendredi 12 juin, contre 2,014 la semaine précédente. Le litre de gazole n’était plus passé en dessous de cette barre symbolique depuis le 7 mars dernier, peu après le début de la guerre au Moyen-Orient. De son côté, le litre de SP95-E10 a perdu 1 centime sur une semaine, passant à 1,948 euro le litre au 12 juin.
«Grossièrement, on peut imaginer que les Français passeront leur été probablement en dessous de 2 euros le litre» sur les principaux carburants, a estimé lundi sur France Info, Philippe Chalmin, professeur de l'université Paris-Dauphine et fondateur du cercle CyclOpe spécialisé dans les matières premières.
Une baisse important probablement dans plusieurs mois
Mais alors, est-ce parti pour durer ? Si le gouvernement veut des baisses de prix «aussi rapides que les hausses», la forte demande liée au départ en vacances devrait empêcher une forte chute. «C'est surtout le gazole qui devrait baisser parce que ce sont ses cotations qui ont le plus augmenté pendant toute cette guerre», selon la porte-parole de l'Ufipem. La clé réside surtout dans la réouverture du détroit d’Ormuz. Si c’est le cas, «On pourrait se retrouver (...) entre 60 et 70 dollars le baril vers la fin de l’année», un niveau équivalent à celui d'avant la guerre, selon Philippe Chalmin.
Ce qui pourrait abaisser le litre de carburant autour de 1,65 euro en moyenne. Mais avant cela, les majors pétrolières veulent s'assurer «que la paix est durable». Le PDG de TotalEnergies, Patrick Pouyanné, a indiqué que «ce n'est pas parce qu'il y a un accord (...) que tout le système (...) va se remettre en ordre de marche immédiatement». Même son de cloche pour l’Agence américaine de l’énergie (EIA) qui estimait récemment qu’il faudrait «probablement plusieurs mois pour retrouver le niveau de trafic d’avant le conflit».
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