Paierez-vous votre pack d’eau plus cher dès le mois de septembre ? Il est fort à parier que oui. D’abord, parce que selon l’Insee, les prix à la consommation augmentent. Ce fut le cas au mois de mai, avec une accélération des prix de 2,4% sur un an. Toutefois, dans le même temps, l’institut Circana assure qu’il n’y a presque pas d’inflation sur un an, environ 0,3%. Mais une chose est sûre : les prix vont augmenter à la rentrée, a expliqué sur RTL le spécialiste de la grande distribution, Olivier Dauvers. «Il va y avoir un septembre rouge sur les prix», alerte-t-il.

La faute évidemment à la guerre au Moyen-Orient, mais aussi à la renégociation des prix entre industriels et grande distribution. «Cela va se traduire par de nouveaux prix en rayons», a assuré Olivier Dauvers, même si le gouvernement n’a pas accepté officiellement la réouverture des grandes négociations entre les marques et les enseignes : «Seulement des discussions quand c’est justifié.» Toutefois, selon le spécialiste de la grande distribution, ces hausses sont plutôt logiques. Il a mis en avant le coût du transport important, «encore plus si c’est conditionné dans du plastique».

Cristaline demande 8% de hausse

C’est donc le cas des bouteilles d’eau. Olivier Dauvers a donné l’exemple des packs de Cristaline, le produit le plus acheté par les Français depuis plusieurs années. Le groupe a demandé à la grande distribution une hausse de 8% pour la rentrée. Si, en soi, cela ne doit représenter qu’un centime de plus par bouteille, la hausse n’est finalement pas énorme, a décrit Olivier Dauvers. Il a pris l’exemple d’un camion transportant 30 à 35 palettes, soit environ 4 000 euros de plus pour ce type de marchandise.

Or, si l’on compare une telle hausse avec celle des carburants, l’écart n’est pas énorme. Mais la matière première qui a surtout flambé, c’est le Polytéréphtalate d'éthylène, plus connu sous le nom de PET. Produit en Asie, à partir du pétrole du Moyen-Orient, il sert à fabriquer les bouteilles de plastique. «C’est +50% en quatre semaines seulement», a rappelé Olivier Dauvers sur RTL.

A la rentrée, de nombreux produits contenus dans des emballages plastiques devraient donc connaître des hausses de prix, comme les produits d’hygiène, les shampoings ou encore le gel douche, pour ne citer qu’eux. En revanche, bonne nouvelle, a martelé le spécialiste de la grande distribution, les fournitures scolaires ne seront pas concernées «car les négociations ont eu lieu avec la guerre en Iran». Quant au chocolat, de premières baisses ont été constatées sur les marques distributeurs. Les grands industriels suivront-ils ?