Un scandale qui n’en finit pas. Quelques semaines après avoir défrayé la chronique avec l’affaire des poupées sexuelles, Shein et AliExpress sont rejoints par une nouvelle plateforme sur le banc des accusés. En effet, la Haute-commissaire à l’Enfance, Sarah El Haïry, a annoncé avoir effectué un signalement au parquet de Paris pour des faits du même ordre reprochés à un site britannique, Little sex dolls. Par ailleurs, elle a également saisi la plateforme Pharos au titre de l’article 40 du Code de procédure pénale, rapporte Le Parisien.

La loi dispose que «toute autorité constituée, tout officier public ou fonctionnaire qui, dans l'exercice de ses fonctions, acquiert la connaissance d'un crime ou d'un délit est tenu d'en donner avis sans délai au procureur de la République et de transmettre à ce magistrat tous les renseignements, procès-verbaux et actes qui y sont relatifs». Sarah El Haïry s’est donc exécutée et a demandé «que l’identité des acheteurs soit communiquée aux autorités compétentes», a-t-elle fait savoir.

Une amende de 75 000 euros

Un signalement avait auparavant été effectué par Mouv’Enfants, l’association de lutte contre les violences sexuelles sur mineurs. Cette dernière exige, dans un communiqué, que «la lutte contre la pédocriminalité soit prise au sérieux et soit globale». Sarah El Haïry abonde : «Ces produits sont dangereux : ils nourrissent des comportements pédocriminels et mettent en péril la sécurité de nos enfants.»

Ces faits, s’ils sont caractérisés, sont passibles de cinq ans d’emprisonnement et d’une amende de 75 000 euros. Et pour cause, les poupées en question représentent des enfants dont l’utilisation est à caractère pornographique. Le site Little sex dolls rejoint donc les plateformes Shein et AliExpress déjà épinglées pour avoir proposé lesdites poupées pédopornographiques à la vente. À la mi-décembre, une vingtaine de clients avaient été interpellés en France.

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