«Ce qui s'est passé depuis vendredi est grave, inacceptable, intolérable.» Quentin Ruffat, porte-parole de Shein en France, s’exprime pour la première fois, mardi 4 novembre, depuis le début du scandale des poupées sexuelles vendues sur la plateforme. Ces objets à caractère pédopornographique défraient la chronique depuis quelques jours. C’est pourquoi le représentant de l’entreprise chinoise en France a participé à une opération déminage à l’antenne de RMC. «Nous avons pris des mesures à la hauteur et avons été réactifs», avance-t-il. Quentin Ruffat fait ici référence à la décision de Shein de retirer l’intégralité des produits identifiés comme poupées sexuelles de la plateforme.

Le porte-parole insiste sur la réactivité de son entreprise : «C'est un dysfonctionnement interne dans notre process et notre gouvernance, on en a pris la mesure avec une réponse rapide.» Mieux encore, «la DGCCRF a apprécié la rapidité d'exécution», assure-t-il. Il engage, par ailleurs, la responsabilité de son entreprise. «Nous allons mettre en place les garde-fous pour que ça n'arrive plus», jure Quentin Ruffat au micro de nos confrères. Pour ce faire, les processus seront revus et renforcés.

Shein, un «intermédiaire»

En outre, le représentant de Shein en France tempère la responsabilité de sa société dans le scandale : «Cela n'excuse pas tout, il faut différencier la marque Shein qui vend des vêtements et la marketplace.» En réalité, Shein n’est qu’un «intermédiaire», assure-t-il. C’est pourquoi il affirme que son entreprise montrera patte blanche en justice. Y compris pour donner les noms de ceux qui ont acheté les poupées de la honte ? Quentin Ruffat ne dit pas oui, mais certifie : «Nous collaborerons à 100% avec la justice et répondrons à l'ensemble des questions qu'ils nous posent.»

La veille, Roland Lescure s’était ému de cette affaire à cette même antenne. «Je veux être très clair: si ces comportements sont répétés, nous serons en droit et je leur demanderai, qu'on interdise l’accès de la plateforme Shein au marché français», avait menacé le ministre de l’Économie. Reste à savoir si la sortie du porte-parole de l’entreprise convaincra l’exécutif de ne pas aller plus loin.

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