
Sommaire
- Design et fabrication : sobre et efficace (5/5)
- Connectique : un écosystème complet (5/5)
- Expérience utilisateur : efficace mais dense (4/5)
- Fonctionnalités : (4,5/5)
- Qualité d’image : un gain notable (4/5)
- Autonomie : une bonne endurance (4,5/5)
- Les meilleures alternatives à la DJI Osmo Action6
- Conclusion
Avec l’Osmo Action6, DJI entend se distinguer de la concurrence en introduisant une optique à ouverture variable et un capteur carré, deux choix techniques qui offrent davantage de flexibilité à la prise de vue comme en post-production. Endurante, performante et polyvalente, l’Action 6 s’intègre dans un écosystème complet pensé pour les amateurs de sports extrêmes plutôt technophiles.
Design et fabrication : sobre et efficace (5/5)
À peine plus grande que les Osmo Action 5 Pro et Action 4, l’Osmo Action 6 reprend le format rectangulaire classique des action cam modernes. Elle se rapproche ainsi de ses principales concurrentes, les GoPro Hero13 Black et Insta360 Ace Pro 2, dont elle partage peu ou prou les dimensions ainsi que la présence d’un écran tactile en façade. À la différence de l’Insta360 Ace Pro 2, l’écran arrière n’est toutefois pas inclinable.
Vêtue d’une robe monochrome et parfaitement assemblée, l’Osmo Action 6 se distingue par un boîtier particulièrement robuste, avec une étanchéité annoncée jusqu’à 20 mètres sans caisson, soit davantage que la plupart de ses concurrentes directes, limitées à 12 mètres. Avec le caisson optionnel, elle peut descendre jusqu’à 60 mètres.

À l’instar des précédents modèles, DJI reconduit son système de fixation magnétique, compatible avec l’ensemble de sa gamme d’accessoires. La force de maintien est suffisante pour fixer la caméra sur des supports métalliques verticaux (grille, pylône, etc.), un atout appréciable sur le terrain.

La mise sous tension et le déclenchement sont assurés par deux boutons distincts, l’un sur le côté, l’autre sur le dessus. La trappe latérale gauche donne accès au port USB-C, tandis que celle de droite accueille la batterie amovible et le logement microSD, une disposition qui rend ce dernier un peu moins accessible. Ces trappes jointées sont parfaitement étanches et restent faciles à manipuler. La caméra intègre également une mémoire interne de 64 Go, dont environ 50 Go utilisables.
Connectique : un écosystème complet (5/5)
DJI ne modifie pas une formule éprouvée. L’Osmo Action 6 dispose par conséquent d’un logement microSD en complément de sa mémoire interne, d’un port USB-C dédié à la recharge et au transfert des fichiers, ainsi que de connexions Bluetooth 5.1 et Wi-Fi 2,4 et 5 GHz. Ces dernières permettent de connecter la caméra aux micros sans fil DJI — la caméra embarque déjà trois microphones internes — et à l’application mobile DJI Mimo.

À noter que cette connexion à l’application est obligatoire pour exploiter pleinement la caméra. Après quelques utilisations, notre Osmo Action 6 a cessé de fonctionner tant que l’enregistrement du produit n’avait pas été effectué via l’application. Celle-ci a également permis de procéder à la mise à jour du firmware.

La fixation magnétique bidirectionnelle à démontage rapide donne accès à une large gamme d’accessoires. Une base adhésive est livrée en standard, tandis que harnais, cordons, supports de guidon, pinces ou bandeaux sont proposés en option.
Expérience utilisateur : efficace mais dense (4/5)
Le bouton de mise sous tension propose un raccourci pratique entre les modes photo et vidéo, mais l’essentiel des réglages s’effectue via l’interface tactile de l’un des deux écrans. L’écran en façade facilite les réglages lors des prises de vue face caméra et permet de vérifier le cadrage, à condition d’avoir désactivé l’affichage plein écran. Dans le cas contraire, l’image occupe toute la surface de l’écran carré, masquant les bords du cadre.

La navigation tactile est globalement intuitive, mais la densité des réglages et les interactions entre les différents modes rendent parfois le paramétrage complexe. Un glissement latéral permet d’accéder aux modes Photo et Vidéo, ainsi qu’aux modes SuperNight, Portrait, Suivi du sujet, Ralenti et Timelapse. Un glissement vers le haut ouvre les paramètres de prise de vue, tandis qu’un glissement vers le bas donne accès au centre de contrôle. Il faut en outre toucher différentes icônes à l’écran pour régler l’exposition, zoomer ou consulter les photos et les vidéos. On finit parfois par s’y perdre.

Si l’obligation d’installer l’application DJI Mimo peut agacer, celle-ci se révèle en revanche particulièrement conviviale et ludique. Après importation des vidéos, elle permet le montage automatique de clips musicaux, tout en offrant de nombreux outils pour modifier la bande-son, la durée ou les transitions. DJI Mimo est également compatible avec des vidéos issues d’un smartphone.

Fonctionnalités : (4,5/5)
Dotée d’un capteur CMOS carré de 1/1,1" de plus de 38 MP et d’un objectif 155° à ouverture variable f/2 à f/4, l’Osmo Action6 se démarque par une offre fonctionnelle particulièrement riche.
En photo, l’enregistrement est possible en Raw (DNG) et en JPEG, avec des réglages manuels incluant l’ouverture du diaphragme jusqu’à f/4 pour obtenir, selon DJI, un effet d’étoile sur les sources lumineuses (que nous n’avons pas trouvé très prononcé). S’y ajoutent un retardateur réglable de 0,5 à 10 secondes et un mode rafale jusqu’à 30 i/s pendant 3 secondes.

Les modes Timelapse, Ralenti et SuperNight sont accessibles - jusqu’en 4K 60p pour ce dernier - tandis que le Suivi du sujet se limite à la définition 2,7K 60 i/s.
En vidéo classique, la caméra monte jusqu’en 8K 30p en 16:9, avec certaines restrictions : format 16:9, stabilisation limitée à RockSteady/RockSteady+ et angles de champ limités à Standard, Large naturel et Large. Le téléchargement et le montage de séquences 8K dans l’application DJI Mimo ne sont par ailleurs pris en charge que par l’iPhone 15 Pro et les modèles ultérieurs.

La 4K est disponible jusqu’à 120 i/s. Le capteur carré peut également être exploité presque sur toute sa surface dans un mode d’enregistrement personnalisé 1:1, laissant le choix d’un cadrage vertical ou horizontal en post-production, mais uniquement jusqu’en 4K 60p.
À l’instar de l’Osmo Nano, un mode D-Log 10 bits est proposé afin d’accroître la dynamique d’exposition.

L’offre est donc très large, même si l’incompatibilité entre certaines fonctions complique parfois les réglages et peut conduire à des erreurs de configuration.
Qualité d’image : un gain notable (4/5)
Grâce à son ouverture maximale à f/2, soit un diaphragme de plus que les modèles traditionnels, l’Osmo Action 6 se montre plus à l’aise en faible luminosité. L’ouverture variable apporte également une vraie souplesse lors des changements rapides d’éclairage en vidéo.

La caméra ne fait toutefois pas de miracle. Malgré le mode SuperNight, qui autorise une sensibilité plus élevée, l’image reste bruitée en conditions de très basse lumière et ne peut rivaliser avec celle produite par des capteurs plus grands.

Comme souvent avec ce type de produit, la qualité finale dépend largement du traitement logiciel. L’enregistrement photo en RAW présente un intérêt limité compte tenu de la faible dynamique du capteur. Il permet surtout d’obtenir un rendu colorimétrique un peu moins saturé que celui des JPEG par défaut, sans offrir une grande marge de correction.
La stabilisation électronique, enfin, est une nouvelle fois très bien maîtrisée par DJI. Les modes RockSteady, HorizonSteady (jusqu’à 360°) et HorizonBalancing se montrent efficaces, au prix d’un recadrage inévitable — toutefois plus limité que chez GoPro en mode 360° grâce au capteur carré. Leur compatibilité reste néanmoins restreinte à certains modes et résolutions. Là encore, la principale difficulté réside dans le paramétrage optimal de la caméra.
Autonomie : une bonne endurance (4,5/5)
L’Osmo Action 6 reprend la batterie de 1950 mAh du modèle précédent, offrant une autonomie annoncée de 240 minutes dans des conditions standards (25 °C, 1080p/24 i/s, RockSteady activé, Wi-Fi et commandes vocales désactivées, écrans éteints).

En pratique, l’autonomie réelle est naturellement inférieure, mais elle reste très confortable et supérieure à celle de nombreuses concurrentes. DJI propose en option un pack de trois batteries avec chargeur USB-C, qui améliore sensiblement le confort lors d’un usage intensif.
Les meilleures alternatives à la DJI Osmo Action6
GoPro Hero13 Black
Insta360 Ace Pro 2
Conclusion
Avec l’Osmo Action 6, DJI livre une action cam particulièrement aboutie. Son ouverture variable, son capteur carré et sa stabilisation électronique efficace en font un outil polyvalent et performant, à condition d’accepter un paramétrage dense et parfois exigeant. Ambitieuse et performante, l’Osmo Action 6 se destine à nos yeux plutôt aux utilisateurs avertis en quête de contrôle et de flexibilité. Les sportifs ou vidéastes largement accoutumés à ce type d'appareils.
- Design et fabrication : 5/5
- Connectique : 5/5
- Expérience utilisateur : 4/5
- Fonctionnalités : 4,5/5
- Qualité d’image : 4/5
- Autonomie : 4,5/5
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