
Lactalis n’échappe pas non plus aux conséquences de la guerre au Moyen-Orient. Le géant laitier français, qui possède notamment les marques Lactel, Président ou encore Salakis, a annoncé, jeudi 16 avril, qu'il allait devoir «répercuter» l'impact de la guerre au Moyen-Orient sur ses prix de vente aux consommateurs. Le PDG de Lactalis, Emmanuel Basnier, a indiqué subir un impact «important» du conflit au Moyen-Orient sur ses frais de transport et d'emballages, rapporte l’AFP.
De son côté, le directeur général des opérations Thierry Clément a annoncé que le groupe voulait «minimiser (cet) impact en fonction des catégories» de produits, tout en estimant le surcoût lié au conflit à «plusieurs dizaines de millions d'euros» pour le groupe basé en Mayenne. Tout comme bon nombre d'industriels de l'agroalimentaire, le groupe laitier souhaite la réouverture au plus vite de négociations commerciales avec les distributeurs pour partager ces frais imprévus.
Des chiffres pourtant prometteurs pour Lactalis
Lactalis a également présenté ces derniers chiffres, ce jeudi. Le groupe a enregistré un chiffre d’affaires de 31,2 milliards d’euros en 2025, en hausse de 2,9% sur un an, malgré le «fort impact» des taux de change sur ses activités, principalement aux États-Unis, son deuxième marché. «C’était une année charnière pour le groupe avec la consolidation de notre développement sur le continent américain» où les ventes régionales «ont dépassé les 10 milliards d’euros» pour la première fois, a précisé Emmanuel Besnier.
Le bénéfice net de Lactalis a progressé de près de 50%, passant en une année de 359 millions à 528 millions d’euros, après un exercice 2024 marqué par le règlement d’un litige avec le fisc français qui avait plombé son résultat net.



















