
Vous êtes-peut être habitué à cette pratique de consommation. Gain de temps, pratique, les livraisons de plats à domicile sont devenues incontournables au quotidien, à tel point que la majeure partie des établissements de restauration proposent ce service à ses clients. Pour preuve, en 2023, le marché pesait pas moins de 6,7 milliards d’euros. Sauf que voilà, selon une enquête réalisée par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), un établissement sur cinq (21 %) de restauration rapide, traditionnelle ou dark kitchens est en infraction, rapporte le site MoneyVox.
En cause : des pratiques «trompeuses courantes» qui se manifestent le plus souvent par la francisation de certains ingrédients, l’utilisation infondées de mentions valorisantes - à l’instar de «fait maison», «produit artisanal», «bio» ou «local» - ou encore l’absence d’informations concernant la présence d’allergènes dans les produits ou leur origine.
646 établissements passés en revue dans 79 départements
Lors de cette grande enquête nationale, lancée en 2023, 646 établissements de 79 départements différents ont été passés en revue, la répression des fraudes note dans ses conclusions que «ces obligations d’information ou de justification sont parfois méconnues parmi les indépendants, mais peut être aussi le fait d’opérateurs plus importants». De même, alors qu’une plateforme de livraisons de repas a été contrainte de modifier son site Internet afin de permettre aux restaurateurs de pouvoir se conformer à la réglementation, cette enquête révèle qu’en ce qui concerne la qualité des produits, les manquements observés «étaient plus ou moins délibérés».
Au total, face à ces dysfonctionnements constatés, la DGCCRF a adressé un total de 114 injonctions de mise en conformité, 19 procès-verbaux pénaux ainsi que 3 procès-verbaux administratifs. Enfin, 248 avertissements ont également été rédigés pour des anomalies mineures. Par exemple, l’un d’eux concerne une franchise aujourd’hui implantée dans plusieurs régions, épinglée pour «pratiques commerciales trompeuses en raison d’allégations fausses». En effet, du foie gras présenté comme venant du Sud-Ouest venait en réalité de Bulgarie, quand dans le même temps, un abus de références à des AOP (Appellation d’origine protégée) a pu être constaté, rapporte TF1 Info.


















