
Pour aller en Corse, il y a le bateau et l’avion. Le premier est bien plus long que le second, privilégié des touristes et des habitants de l’île de Beauté qui doivent passer sur le continent. Mais cette solution risque d’être de plus en plus contraignante. Les billets étaient déjà chers pour se rendre en Corse et la crise du pétrole n’arrange rien. Selon des informations de France 3, Transavia va ajuster ses vols en mai et en juin sur l’aéroport d’Ajaccio. Une annonce similaire avait déjà été faite par la compagnie espagnole Volotea.
«Au niveau de la saison, on est sur une tendance plutôt à la baisse malheureusement, puisqu'on a perdu à peu près 18 000 sièges de la compagnie Volotea suite à des réajustements de flotte», explique José Rafale, directeur d’exploitation de l’aéroport d’Ajaccio. Il pointe du doigt le «contexte géopolitique, la hausse du carburant, et la hausse de certaines taxes aussi». Il assure également avoir perdu «environ 6 000 sièges de la part de la compagnie Transavia qui nous a annoncé la surpréhension d'une liaison hebdomadaire sur Lyon depuis le début avril jusqu'à mi-juillet. Donc pour le moment, ce sont les seuls impacts. Après, quelques réajustements à la marge, mais on n'a pas de baisse significative enregistrée à ce jour».
Des billets d’avion plus chers en fonction des compagnies
Du côté d’Air Corsica, les perturbations ne seront pas pour tout de suite. En effet, la compagnie bénéficie d’une couverture carburant. Celle-ci lui permet d’acheter son kérosène à des prix négociés plusieurs mois à l’avance. L’impact de la crise du pétrole n’a donc pas encore atteint la compagnie régionale, qui devrait voler normalement tout l’été, avec des prix habituels. Ce n’est pas le cas de Volotea, qui a décidé de ne pas figer ses prix. Au moment d’acheter un billet, le consommateur ne saura pas exactement à quel prix celui-ci sera vendu. Il pourra être ajusté en fonction du cours du pétrole, avec une surcharge variant entre 9 et 14 euros.


















