Un nouvel enlèvement suivi d’une séquestration en lien avec les cryptomonnaies. Vendredi 6 février, en Isère, une magistrate et sa mère ont été séquestrées pendant près de 30 heures. Elles ont été retrouvées légèrement blessées dans un garage de la Drôme. Les personnes responsables de cet enlèvement réclamaient une rançon au compagnon de la magistrate, «associé dans une start-up qui a des activités de cryptomonnaie», rapporte BFMTV.

Les malfaiteurs n’ont pas tout de suite été interpellés. Il a fallu attendre samedi 7 février pour une partie d’entre eux et dimanche 8 février pour le reste. En tout, ce sont six personnes qui ont été interpellées, selon le parquet. L’une d’entre elles serait mineure, selon les informations de nos confrères. Ces individus sont soupçonnés d’avoir contribué à l’enlèvement ou à la séquestration des deux femmes. Ils ont été interpellés dans la banlieue de Lyon et à Chambéry alors que certains essayaient de quitter le pays. Les adultes impliqués risquent 20 ans de réclusion criminelle et 300 000 euros d’amende pour enlèvement et 20 ans de réclusion criminelle pour séquestration. Des circonstances aggravantes pourraient tout de même alourdir la peine étant donné qu’une rançon a été demandée.

Des affaires de plus en plus courantes

Ces derniers mois, les faits de violences, d’enlèvement et de séquestration en lien avec les cryptomonnaies sont de plus en plus courants. En janvier, un septuagénaire a été enlevé et séquestré en Isère par des individus réclamant une rançon en cryptomonnaies à son fils. En Haute-Savoie, c’est un couple de retraités qui a été enlevé pour les mêmes raisons. Pour lutter contre ce phénomène, un nouveau parquet national anti-criminalité organisée (Pnaco) a été créé et se charge, entre autres, de ces affaires.