On le dit pour les jeunes, car eux aussi doivent savoir… Au début des années 1990 (et jusqu’à il n’y a pas très longtemps encore), lorsqu’on achetait une voiture d’occasion, les choses se passaient de la façon suivante : 1/ On déposait une matinée de congé. 2/ On se rendait à la préfecture, on prenait un ticket, et on s’asseyait pour attendre. 3/ Au bout d’un temps infini, on était appelé à un guichet. 4/ Un fonctionnaire suspicieux contrôlait votre dossier en fronçant les sourcils. 5/ S’il ne manquait rien, ce qui n’était pas gagné, on retournait s’asseoir. 6/ Tous les quarts d’heure, un citoyen excédé se mettait à hurler à la mort. 7/ On ne pouvait pas prévenir sa femme qu’on rentrerait en retard car il n’y avait pas de téléphone portable. 8/ On ne pouvait pas non plus jouer à «Candy Crush». 9/ Au bout d’un nouveau temps infini, on était appelé à un second guichet. 10/ Un autre agent revêche annonçait le montant de la taxe. 11/ On sortait sa Carte bleue mais l’administration n’avait pas de terminal. 12/ On rédigeait un chèque au Trésor public et... miracle ! on recevait une carte grise toute neuve par le trou de l’Hygiaphone !

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