Un partisan de la taxation des hauts patrimoines. Dans une volonté d'encourager la «justice sociale», le PDG de Doctolib, Stanislas Niox-Chateau, s’est montré favorable aux projets de taxation des plus riches, comme il l’a déclaré ce mardi 28 octobre sur France Inter. «Je suis désolé de le dire, et peut-être à contre-courant, mais je pense que ça ne sert à rien à des gens d'avoir autant d'argent pour vivre», a affirmé le cofondateur de l'application spécialisée dans la santé, tout en déplorant que la philanthropie soit «largement sous-développée en France».

La taxe Zucman, qui prévoit un impôt minimum de 2 % sur les patrimoines à partir de 100 millions d’euros, devrait être examinée en fin de semaine à l'Assemblée nationale. Vivement critiquée, notamment à droite, elle a fait l’objet d’un amendement déposé par les socialistes visant à instaurer un impôt minimum de 3 % sur les hauts patrimoines, à partir de 10 millions d'euros, en excluant les entreprises innovantes et familiales.

L’entreprise Doctolib valorisée à 6,4 milliards d’euros

Néanmoins, Stanislas Niox-Chateau estime qu’il «ne faut pas déposséder les entrepreneurs, les familles françaises de leur entreprise (...) quelle que soit la taille de ces entreprises». «La souveraineté française, elle est là, elle est que des familles, des entrepreneurs comme moi, partent de rien et créent des technologies et des IA qui peuvent concurrencer les Américains et les Asiatiques, avec une éthique qui est différente», a-t-il ajouté.

L’entreprise Doctolib, qui compte environ 3 000 salariés, est valorisée à 6,4 milliards d’euros. Selon Challenges, le patrimoine des trois cofondateurs de la start-up, que sont Stanislas Niox-Chateau, Ivan Schneider et Jessy Bernal, est estimé à 1,2 milliard d’euros, ce qui les classe au 111e rang des plus grandes fortunes françaises.