Le patron de BPI France se fâche. Invité de la matinale de RMC, mercredi 17 septembre, Nicolas Dufourcq ne s’est pas fait prier pour dire tout le mal qu’il pensait de la fameuse taxe Zucman. Baptisé du nom de son inventeur, Gabriel Zucman, cet impôt entend taxer 2% du patrimoine des plus riches (plus de 100 millions d’euros de patrimoine). Une hérésie pour l’invité du jour. Selon lui, il s’agit d’un «truc complètement absurde». Le patron se pose en défenseur des entrepreneurs. «Ils ont construit leur boîte et on vient leur expliquer qu'on va leur en prendre 2 % tous les ans. Pourquoi pas 3 ? Pourquoi pas 4 ? C'est invraisemblable !», avance-t-il.

Nicolas Dufourcq s’est ensuite attaché à démonter cette taxe. Comme les 2% seraient versés en actions, il reviendrait à la BPI de gérer le «papier». Il détaille : «Donc demain j'aurai 2 % du capital de LVMH, dans vingt ans 20 %, 20 % du capital de Pinault-Printemps-Redoute, 20 % du capital de Free.» Une démonstration qui lui permet de dire qu’il s’agit en réalité d’une mesure «communiste». «Comment est-ce qu'on peut encore sortir des énormités comme ça en France ?», interroge-t-il.

«On devrait leur dresser des statues»

Pour autant, le patron de BPI France en est certain, un tel dispositif ne sera jamais mis en place. Il préfère, au contraire, qu’on salue les grands entrepreneurs français. «C'est la société française qui a réussi, on devrait leur dresser des statues», ajoute-t-il. Pour autant, il a conscience que certaines grandes fortunes «qui passent dans leur holding des dépenses personnelles». Il préférerait donc qu’on travaille de ce côté-là, et non pas cultiver «une haine du riche», symbole d’une «jalousie à la française».

Nicolas Dufourcq en a également profité pour pointer du doigt La France insoumise. D’après lui, les députés de ce parti participent à «hystériser le débat». Au contraire, le patron demande à ce qu’on prenne du recul et que l’on se rende compte que les grands entrepreneurs «tirent la France». C’est donc à ce titre qu’il faudrait plutôt «les aider».