
Un vent de «folie fiscale» souffle sur le pays pour Nicolas Doze, éditorialiste économique de la chaîne LCI. Reprenant les mêmes termes que Bruno Retailleau, le chroniqueur s'inquiète de la direction prise par l'hémicycle. Hausse de la surtaxe sur les bénéfices des entreprises de deux milliards d'euros, taxe Zucman 2, une version allégée de la proposition de l'économiste prévoyant d'imposer les hauts patrimoines, «nouvel ISF discrètement inventé par le PS»... Une succession de décisions que l'éditorialiste qualifie de «massacre».
Pour Nicolas Doze, l'urgence est de rétablir la proposition de budget initialement faite par le gouvernement pour mettre fin à la débâcle économique. Concrètement, il dénonce la version «light» de la taxe Zucman, expliquant que les deux entorses autorisées par l'Assemblée, à savoir le cas des entreprises familiales et des start-up, ouvrent la brèche de tous les contournements et mèneront in fine à un échec de la proposition de l'économiste.
Revenir au budget initial
Mais pour lui, le désastre ne s'arrête pas là. L'ensemble des choix faits par l'Assemblée pour combler le déficit lui semble catastrophique. Il fustige par exemple le choix de maintenir la taxation exceptionnelle sur les hauts revenus, cette fois non professionnels à l'inverse de la taxe Zucman, jusqu'à ce que le déficit passe sous les 3% de PIB. Le délai initial de cette taxation devait prendre fin en 2025. Même désarroi face à la taxation des hauts patrimoines non professionnels qui pourra monter jusqu'à 3% au-delà de 50 millions d'Euros. Pour toutes ces raisons, l'éditorialiste estime qu'il est «urgent que l'examen échoue au Parlement pour en revenir exclusivement à la version initiale du gouvernement».
Certains acteurs économiques voient pourtant d'un bon œil la taxation des plus riches. Le cofondateur de Doctolib à titre d'exemple s'est positionné en faveur de ce type de politique économique affirmant que «ça ne sert à rien à des gens d'avoir autant d'argent pour vivre». Stanislas Niox-Chateau estime toutefois qu’il «ne faut pas déposséder les entrepreneurs, les familles françaises de leur entreprise (...) quelle que soit la taille de ces entreprises».


















