Sommes-nous en sécurité quand nous allons faire la fête dans un bar ou une boîte de nuit ? Le drame survenu la nuit du Nouvel An à Crans-Montana (Suisse) pose des questions sur la sécurité des établissements de nuit. Alcool, bougies, feux de Bengale et mousse isolante font un très mauvais mélange, le préfet de police de Paris annonce des contrôles renforcés dans les établissements de nuit de la capitale. Dans un courrier adressé aux fédérations de professionnels de la restauration et de la vie nocturne, il tient à «rappeler les obligations auxquelles sont assujettis (les) adhérents, responsables de la sécurité incendie des établissements dont ils assurent l’exploitation et la gestion».

Il leur demande «d’attirer plus particulièrement (leur) attention» sur la sécurité, notamment la jauge du public, le maintien libre des issues, l’interdiction de l’utilisation de bougies et flammes nues et la vérification du bon fonctionnement des équipements de sécurité. Ce sont ces points qui auraient fait défaut au bar Le Constellation de Crans-Montana. Pour Catherine Quérard, présidente du Groupement des hôtelleries et restaurations de France (GHR), «ce drame rappelle ô combien la sécurité du public doit être, au quotidien, la priorité absolue de tous les professionnels».

De nouvelles normes de sécurité ?

Ce drame «doit également nous conduire, à titre préventif, à nous interroger collectivement sur l’efficacité et la cohérence du dispositif réglementaire de sécurité applicable en France aux établissements de nuit», ajoute-t-elle. Même son de cloche du côté de l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (UMIH), qui réclame dans un courrier au ministère de l’Intérieur «le renforcement et l’harmonisation des exigences de sécurité».