
Exit les anciens documents de déclaration des arrêts maladie. Trop faciles à falsifier, ils vont laisser place, à partir du 1er juin, à de nouveaux formulaires Cerfa plus sécurisés, annonce le site Service-Public : papier «spécial», «étiquette holographique», «encre magnétique», «traits d'identification du prescripteur»... Ce document, dont l'usage sera obligatoire dès juillet, aligne les promesses d'inviolabilité. Son déploiement était devenu urgent, au vu de l'ampleur de la fraude aux arrêts maladie en 2024.
Selon un rapport de la Caisse nationale d'Assurance maladie (CNAM), les faux arrêts de travail ont représenté 42 millions d'euros de préjudices l'an dernier, contre 17 millions en 2023. Un peu moins de 30 millions d'euros ont ainsi été indûment versés à des fraudeurs, qui avaient réussi à se procurer de faux arrêts maladie, grâce à des logiciels ou via les réseaux sociaux, précise un article de CNews.
En 2023, l'Assurance maladie a déboursé 17 milliards d'euros pour les arrêts maladie
Ce nouveau système mis en place concernerait environ 21 millions de personnes chaque année, travailleurs et chômeurs. En 2023, l’Assurance maladie a déboursé 17 milliards d’euros pour les arrêts maladie, dont 10,2 milliards dans le paiement des indemnités journalières, rappelle CNews. Alors que le gouvernement souhaite réaliser 40 milliards d'euros d'économie dans le cadre du budget 2026, cette arme anti-fraude arrive donc à point nommé, mais devra désormais faire la preuve de son efficacité.
















