A l’instar de Jannik Sinner chez les hommes, la Biélorusse Aryna Sabalenka caracole en tête du classement WTA et elle ne devrait pas être inquiétée de sitôt puisque sa poursuivante, Elena Rybakina, a été défaite au deuxième tour de Roland-Garros ce mercredi 27 mai. Et si elle va tenter de remporter le tournoi du Grand-Chelem parisien pour la première fois cette année après sa défaite en finale en 2025, ce n’est pas vraiment pour cela que l’on parle d’elle actuellement. Avant le début des internationaux de France, la mèche avait déjà été allumée.

Menaçant de boycotter certains tournois, la numéro 1 mondiale a confié se battre pour une meilleure répartition du prize money, à savoir la dotation offerte par un tournoi à tous les joueurs. «Nous faisons le show. Sans nous, il n’y aurait pas de tournois, sans nous, il n’y aurait pas de divertissement, je pense que nous méritons d’être mieux payés», lançait-elle, tandis qu’une déclaration commune de plusieurs joueurs faisait état de leur «profonde déception» face à la hausse de la dotation cette année (pourtant réévaluée de 9,5%).

Des bijoux aussi chers que la dotation d’une défaite au premier tour

Et son entrée en lice n’a pas éteint les braises. En effet, comme le relate L’Equipe, la Biélorusse a été épinglée pour les bijoux qu’elle portait lors de son premier tour face à l'Espagnole Jessica Bouzas Maneiro. Arrivée sur le court avec deux colliers et une paire de boucles d’oreilles, comme cela est de coutume chez de nombreux joueurs, ce sont leurs prix qui ont fait polémique : environ 100 000 dollars pour les trois, soit 86 000 euros environ.

Or, hasard ou non, c’est la somme que son adversaire espagnole a touchée en perdant, puisque la dotation pour une défaite au premier tour de Roland-Garros équivaut à 87 000 euros. Interrogée en conférence de presse sur ses bijoux, la numéro 1 mondiale a botté en touche : «Je ne vois pas vraiment comment on peut associer ces deux choses complètement différentes. Comme je l'ai déjà dit, la lutte pour le prize-money n'est pas pour moi.»

Aryna Sabalenka veut se battre pour les autres joueurs

Celle qui a remporté quatre tournois du Grand-Chelem dans sa carrière, et 24 titres au total, a répété qu’elle voulait se battre pour «les joueurs et les joueuses qui peinent à survivre dans le monde du tennis» et pour «une répartition équitable des revenus et pour les joueurs moins bien classés, ceux qui reviennent de blessure, la nouvelle génération». Aryna Sabalenka a d’ailleurs confirmé qu’elle n’avait «pas ce problème». Quant aux colliers, ils ne la gênent pas : «C'est important d'avoir une belle apparence. Si je me sens bien dans ma peau, je joue mieux et je me sens bien.» Pour rappel, elle fut la première en 2025 à emmagasiner 15 millions de dollars de gains.