Le Venezuela secoué par des bombardements. Dans la nuit du vendredi 2 au samedi 3 janvier, le Venezuela a été la cible de l’armée américaine qui a procédé à des frappes, notamment sur le plus grand complexe militaire du pays, à savoir la base de Fuerte Tiuna, située près de la capitale Caracas. Alors que le président du pays, Nicolás Maduro, et son épouse ont été exfiltrés du pays par les forces américaines, le régulateur américain de l’aviation (FAA) a décidé de prendre une mesure d’ampleur.

Comme le rapporte BFMTV, les compagnies américaines immatriculées aux États-Unis ont désormais l’interdiction totale d’opérer dans l’espace aérien des Caraïbes en raison des dangers liés à l’activité militaire toujours en cours. Ainsi, selon les données des sites des différents transporteurs et de FlightAware, plusieurs dizaines de vols opérés par des compagnies aériennes américaines ont dû être déroutés. D’autres vols, eux, ont dû tout simplement être annulés, comme ceux à destination de Porto Rico ou d’Aruba.

Les vols Air France un temps suspendus

Alors que la ville de Caracas a été survolée à basse altitude par des avions militaires, peu après l’annonce des bombardements effectués par l’armée américaine, Air France avait également décidé de suspendre immédiatement ses vols depuis et vers les Antilles, à savoir Saint-Martin, Pointe-à-Pitre et Fort-de-France «par mesure de précaution». Les vols concernés étaient ainsi l’AF840, l’AF446 et l’AF750.

Si la compagnie aérienne française a fait savoir auprès de nos confrères continuer de suivre l’évolution géopolitique de la situation au Venezuela et des lieux survolés par ses appareils, Air France a finalement décidé dans l’après-midi, de reprendre ses vols en direction de ces trois aéroports des Antilles. Quant aux clients qui ont été impactés par l’annulation de leur vol, ces derniers se verront proposer dans les meilleurs délais «des solution de ré acheminement», a assuré la compagnie aérienne.