Amélie de Montchalin met la pression. Après l’échec des parlementaires à se mettre d’accord sur un projet de loi de finances pour 2026 en commission mixte paritaire, vendredi 19 décembre, les discussions devraient reprendre au mois de janvier. Invitée de BFM TV ce dimanche 21 décembre, la ministre de l’Action et des Comptes publics a affirmé que la France devait voter son budget avant «la fin janvier». Elle a ainsi précisé que la «loi spéciale» que prépare le gouvernement pour pallier cette absence n’est qu’un «service minimum».

Selon elle, la prochaine loi de finances contiendra «quelques hausses d’impôts». «Pour qu’il y ait un budget, il faut qu’il y ait un compromis», a martelé Amélie de Montchalin, reprenant l’exemple du budget de la Sécurité sociale adopté à 13 voix près la semaine dernière. La ministre a rappelé l’urgence de la situation, avant d’énoncer que tout le monde devait mettre de côté ses éventuelles ambitions : «Il faut que chacun considère que le moment qui est là, ce n’est pas le tract de je ne sais quel candidat à la présidentielle».

Sébastien Lecornu va recevoir les principaux responsables politiques

«On va dire à chaque acteur politique que pour qu'il y ait un budget, il faut qu'il y ait un compromis, pas un compromis du blabla», a déclaré la ministre. «On ne peut pas dire aux gens que ça va être une année en parenthèses, une année en pause», a-t-elle ajouté, affirmant que «les enjeux de logement, les enjeux de défense, les enjeux de narcotrafic, les enjeux agricoles nécessitent qu'on ait une action». «Si nous ne faisons pas ça (...) les Français vont zapper, ils vont passer sur une autre chaîne, la chaîne des extrêmes», a ainsi alerté Amélie de Montchalin.

Ce lundi 22 décembre, le Premier ministre Sébastien Lecornu doit recevoir les principaux responsables politiques pour les consulter, même si ces concertations ont débuté dès dimanche avec les chefs des groupes parlementaires Renaissance et Horizons, Gabriel Attal et Paul Christophe.