Face au blocage du projet de loi de finances, Amélie de Montchalin appelle la classe politique à reprendre ses responsabilités, dont le gouvernement en premier lieu. Invitée de BFMTV ce dimanche 21 décembre, la ministre des Comptes publics a prévenu : alors que le gouvernement se prépare à faire adopter au Parlement une loi spéciale, le pays qui «se meurt», selon elle, «ne peut pas se contenter d’un service minimum».

«Les forces politiques nous disent qu’elles ont besoin de temps mais nous ne pouvons pas laisser la France totalement dans le vide», a-t-elle regretté en l’absence, pour l’heure, de budget, réclamant de nouveaux des compromis à réaliser par les oppositions, comme cela a été le cas «pour la sécurité sociale». «Le moment qui est là n’est pas le premier tract présidentiel de je ne sais quel candidat», a alors lancé Amélie de Montchalin.

La «sur-optimisation fiscale» dans le viseur de la ministre

Demandant «à chacun de faire un pas», la ministre des Comptes publics a préparé les plus réfractaires aux taxes : «Il y en a qui ne veulent aucune hausse d’impôts. Du coup, ils sont contre la taxe des petits colis ?» Il y aura «quelques hausses d’impôts» a-t-elle promis, mais «il y aura aussi des économies». De quoi plaire à tous ou, au contraire, ne convaincre personne.

Parmi les hausses d’impôts envisagées, Amélie de Montchalin souhaite notamment «que l’on puisse lutter contre la sur-optimisation fiscale, y compris celle des plus fortunés.»