Alors que les appels à privilégier le train à l’avion se multiplient, il faut que l’offre ferroviaire suive. C’est ce qu’ambitionne la compagnie italienne Trenitalia. Les Français commencent à être familiers avec ces trains puisqu’ils circulent en France depuis plusieurs années entre Paris, Lyon, Marseille et Milan. Comme le rapporte BFMTV, Trenitalia investit dans de nouveaux trains pour suivre son ambition de «construire un métro européen à grande vitesse».

«74 nouveaux trains Frecciarossa (fléchés rouges, ndlr) arriveront d'ici 2030, renforçant notre flotte avec un fort accent mis sur le service et l'innovation, tant pour nos clients que pour nos équipes. Trenitalia investira 2 milliards d'euros dans ce produit d'ici 2030», explique le PDG de la compagnie italienne Gianpiero Strisciuglio. Cette commande fait suite à celle de 36 TGV pour 1,3 milliard d’euros en 2023.

Une offre bientôt élargie à l’Allemagne

«D'ici 2026, nous élargirons notre offre avec le lancement de la liaison Milan-Munich», poursuit le PDG. «L'objectif est de répondre aux besoins d'une mobilité en constante évolution, en Italie et bientôt en Europe», ajoute le patron du groupe FS, la maison mère de Trenitalia. Les trains commandés sont connus pour s’adapter aux réseaux ferroviaires italien, français, allemand, autrichien, suisse, néerlandais et belge. «Notre objectif : construire un métro européen à grande vitesse, connecté, accessible et durable (à travers) une concurrence coopérative entre opérateurs : un modèle qui, dans le respect des règles, place les citoyens au centre et contribue à moderniser le système ferroviaire européen. (…) L’Europe a besoin de réseaux. Nous sommes prêts à les construire», conclut le patron de FS.