Un référendum sur les finances publiques ? François Bayrou est pour. Mais le Premier ministre n'en a pas la prérogative. Seul le président de la République peut décider de l'organisation ou non d'une consultation de la population française, quel qu'en soit le sujet. Emmanuel Macron devrait s'exprimer sur le sujet, mardi 13 mai à partir de 20h10, à l'occasion d'une émission spéciale en direct sur TF1. Pour rappel, le chef de l'Etat avait évoqué cette possibilité de recourir aux référendums lors de ses vœux 2025 à la population.

Selon un sondage Elabe pour BFMTV, publié dimanche, les Français sont très majoritairement favorables (83 %) à l’organisation d’un tel vote. Leurs sujets prioritaires : l’économie, les retraites et l’immigration. Mais alors que le gouvernement cherche comment parvenir à 40 milliards d'économie dans le cadre de l'élaboration du budget 2026, se pose la question du coût d'un référendum. Invité le 11 mai de la matinale des médias RTL - Public Sénat - Le Figaro - M6, le ministre de l'Intérieur, Bruno Retailleau, a apporté des éléments de réponse.

Entre 100 et 200 millions d'euros

Ce type de scrutin est en préparation, confirme le ministre. Deux hypothèses sont sur la table : un vote classique, avec bulletin, qui coûterait près de «200 millions d’euros» car «il faut prévoir le papier». Et un référendum dématérialisé d'un montant de «100 millions d’euros». Mais cette configuration exclurait, de fait, les personnes éloignées des outils numériques. Enfin, Bruno Retailleau a répondu à la question de la date, affichant une préférence pour la saison estivale, en raison d'une «énorme administration très concrète, y compris avec les communes, pour mettre au point la propagande électorale et les règles». Il faudra donc attendre l'intervention télévisée du chef de l'Etat, mardi soir, pour en savoir davantage.