Sébastien Lecornu succombera-t-il à la pression des oppositions ? À la suite de l’échec de la commission mixte paritaire pour trouver un accord sur le budget 2026, le Premier ministre se retrouve dans une situation délicate qui ne laisse pas indifférent ses détracteurs. C’est le cas de Bruno Retailleau, ancien ministre de l’Intérieur qui à quitter le navire gouvernemental une fois l’arrivée de Sébastien Lecornu à Matignon.

Dans un entretien accordé à Ouest-France, le président des LR lui demande de nouveau de «faire machine arrière et de se saisir du 49.3 pour donner un budget responsable au pays, conforme à l'intérêt de la Nation, avec moins d'impôts et de dépenses». Bruno Retailleau exhorte également Sébastien Lecornu à faire moins de concessions au parti socialiste d’Olivier Faure, en reprochant au Premier ministre d’avoir accordé au PS «moins d'économies et davantage d'impôts, de déficit, d'endettement».

Contact rompu avec Sébastien Lecornu

Le sénateur de Vendée se montre particulièrement sévère à l’égard de l’ancien ministre des Armées, révélant ne plus avoir eu de contact avec lui depuis l’échec, le 5 octobre dernier, de son premier gouvernement de moins de 24h. Bruno Retailleau reprochait alors de lui avoir dissimulé la nomination de Bruno Le Maire pour lui succéder au ministère des Armées : «Je suis un rural. Je n’apprécie pas que l’on torde une parole donnée». Bruno Retailleau accuse également le chef du gouvernement de chercher «une forme d’affrontement avec le Sénat» et de vouloir «le contourner».

Par ailleurs, Bruno Retailleau a été questionné sur la crise au sein de secteur agricole, le résultat, selon lui, de «plusieurs colères, s’emboîtant les unes dans les autres», entre crises sanitaire, économique et sociale ainsi que la «menace du traité du Mercosur autorisant l’entrée en France de pratiques agricoles aujourd’hui interdites».