
L’ancien ministre de l’Intérieur met la pression sur Emmanuel Macron. Ce mercredi 7 janvier, lors d’une conférence de presse dans laquelle il a présenté son programme économique, Bruno Retailleau a fait savoir que le chef de l’Etat «prend le risque d’une censure» de son gouvernement s’il venait à voter l’accord de libre-échange préparé entre l’Union européenne et les pays latino-américains du Mercosur. «Le risque est important», a-t-il annoncé.
«Ce que je dis solennellement, c’est que si le président de la République vote pour le Mercosur, après toutes ses déclarations, il prend le risque d’une censure», a appuyé l’ancien locataire de la place Beauvau. Malgré tout, le chef de file des Républicains a refusé d’appeler les députés de son parti à voter la censure du gouvernement. Il affirme qu’il «faut d’abord voir quel sera le vote du président de la République».
La Commission européenne pourrait signer l’accord le lundi 12 janvier
Au mois de décembre dernier, Emmanuel Macron s’était félicité du report de la signature de l’accord, demandant que les «avancées» réclamées par la France, mais aussi l’Italie, se concrétisent pour que «le texte change de nature». Néanmoins, la Commission européenne pourrait signer l’accord le lundi 12 janvier, et ce, malgré la colère des agriculteurs au cours d’une réunion ministérielle à Bruxelles. D’après la FNSEA, ce traité avec l’Argentine, le Brésil, le Paraguay et l’Uruguay est un «chiffon rouge» qui pourrait entraîner des «mobilisations plus importantes».
Mardi, la présidente de la Commission Ursula von der Leyen a tenté un geste pour désamorcer les tensions. Elle a ainsi proposé une rallonge budgétaire dans la prochaine politique agricole commune (la PAC 2028-2034) de l'Union européenne, en débloquant de façon anticipée 45 milliards d'euros dès 2028.


















