
Pendant que l’examen du projet de loi de finances pour 2026 se poursuit à l’Assemblée nationale, le débat sur la taxation du patrimoine s’annonce particulièrement électrique. Les socialistes ont mis sur la table une version allégée de la taxe Zucman pour faire pression sur le gouvernement et tenter d’imposer l’un de leurs projets phares. Interrogé sur cette taxe au cœur des tractations, Eric Zemmour, président du parti Reconquête, a exprimé sa vive opposition à toute hausse de la fiscalité.
«Notre philosophie à Reconquête, et nous sommes les seuls à le penser, c’est que nous sommes le pays le plus taxé du monde. Donc, il faut baisser les taxes, toutes les taxes», a-t-il insisté ce lundi 27 octobre sur le plateau du Face-à-Face de BFMTV. Pour l’ancien candidat à la présidentielle, le problème ne se limite pas aux seuls patrimoines les plus élevés : «Je ne pense pas qu’il y ait des gens qui ne sont pas assez taxés et d’autres qui sont trop taxés. Je pense que tout le monde est trop taxé. En France, nous sommes un enfer fiscal», a-t-il fustigé.
Le PS propose une version «light» de la taxe Zucman
Eric Zemmour appelle ainsi à une baisse massive des impôts et des dépenses publiques. Le leader de Reconquête a également dénoncé ce qu’il qualifie de «foire aux taxes». «A la fin de cette semaine, nous saurons si nous allons à la dissolution ou pas», a déclaré Olivier Faure dimanche matin sur LCI. «Si nous y allons […], on peut considérer que, dans le mois de novembre, il y aura les élections législatives», a-t-il ajouté.
Dans l’espoir de trouver un compromis avec l’exécutif, le premier secrétaire du PS propose une version «light» de la taxe Zucman. Alors que le projet initial prévoit un impôt minimum de 2% sur les patrimoines — y compris professionnels — à partir de 100 millions d’euros, le PS suggère d’instaurer un impôt minimum de 3% sur les patrimoines à partir de 10 millions d’euros, en excluant les entreprises innovantes et familiales. Selon leurs estimations, cette version «light» rapporterait 5 à 7 milliards d’euros au fisc, bien moins des 15 à 25 milliards envisagés par la taxe initiale.


















