
Dans la nuit du mercredi 22 au jeudi 23 octobre, l’exécutif a essuyé un gros revers quand la commission des finances de l’Assemblée nationale a rejeté la partie recettes du budget 2026. La gauche, le Rassemblement national, mais également Les Républicains ont voté contre. Membre de cette commission, le député LR des Hauts-de-Seine, Jean-Didier Berger, a expliqué en partie pourquoi son groupe avait choisi cette voie. «Nous ne voulons pas revivre ce qui s’est produit l’an dernier», a réagi au micro de Franceinfo le député ce vendredi 24 octobre.
Selon lui, la commission des finances de l’Assemblée a «assisté à une véritable folie fiscale, une avalanche d’impôts et de taxes nouvelles» qui ont d’ailleurs été votées «main dans la main par le Rassemblement national et La France Insoumise, ou parfois même proposées par le gouvernement». Malgré la volonté des Républicains de «faire tomber un maximum de ces nouvelles taxes», les conditions n’étaient pas réunies.
Opposition à une taxe des plus riches
Toutefois, deux députés des Républicains se sont abstenus, dont le rapporteur du budget. Mais dans un tel cas de figure, est-il nécessaire de débattre dans l’hémicycle ? Oui, a laissé entendre Jean-Didier Berger, notamment parce que le gouvernement Lecornu a choisi de ne pas avoir recours à l’article 49.3. «Le budget est ce qu’en font les députés : parfois le meilleur, parfois le pire», a précisé sur le député sur Franceinfo, qui explique avoir voulu «maintenir la profession» notamment pour obtenir un budget «fondé sur une véritable baisse de la dépense publique, pas de simples ajustements de façade».
D’après lui, le principal écueil de ce budget est la hausse d’impôts alors qu’il faudrait une réduction des dépenses publiques. «Il existe pourtant des marges de manœuvre», assure Jean-Didier Berger. Rappelant que «la France est déjà le pays le plus imposé du monde», le député LR ne souhaite pas s’attaquer aux plus fortunés : «Il faut rappeler que les écarts de richesse avant redistribution vont de 1 à 18, mais qu’après redistribution, cet écart tombe à 1 pour 3.» Et il ajoute que la France est «un des pays où la justice fiscale est la plus forte».
Un impôt réparti «de manière équitable»
Estimant enfin que des ajustements peuvent être envisagés, ils doivent être «accompagnés d’une baisse d’autres impôts». «Le problème n’est pas celui des recettes, mais de la dépense publique», a-t-il plaidé sur Franceinfo. Jean-Didier Berger s’est enfin prononcé en faveur d’un impôt réparti «de manière équitable». Opposé à la taxe Zucman, le député l’a répété : «Il faut mettre en garde les Français contre les solutions de facilité», car «au final, ce sont toujours les classes moyennes qui paient».



















