Elle était très attendue, mais n’a pas reçu un très bon accueil. Vendredi 26 septembre, Sébastien Lecornu a dévoilé sa feuille de route fiscale. ISF, taxe Zucman, réforme des retraites… le nouveau Premier ministre a affiché une certaine fermeté et a surtout fermé des portes. De quoi satisfaire une partie de l’opposition, en particulier à droite ? «J’approuve évidemment», a répondu Eric Zemmour, invité de Franceinfo ce lundi 29 septembre. Toutefois, le président de Reconquête dit se méfier, car il s’attend à ce que le nouveau Premier ministre «invente de nouveaux impôts».

«Au nom de la justice sociale, on va quand même inventer de nouveaux impôts», fustige-t-il. Et même s’il se dit favorable à une certaine «justice sociale», Eric Zemmour a sa définition bien particulière. «Je vais vous dire (…) On est le pays et le peuple le plus imposé du monde. On a des prélèvements obligatoires qui représentent 48% de notre richesse», a-t-il déploré sur le plateau de Franceinfo, avant de citer des chiffres précis : «Sur à peu près 3 200 milliards de richesse produite, (il y a) 1 700 milliards d’impôts et de charges. C’est ce qu’on vous prend, ce qu’on nous prend.»

Après impôts, les inégalités baissent-elles ?

Quelle serait donc la solution ? D’après le président de Reconquête, elle est très simple : «La première lutte pour la justice sociale, ce n’est pas d’inventer de nouveaux impôts, c’est de baisser les impôts de tout le monde.» L’ancien éditorialiste réfute même en bloc certaines études selon lesquelles «plus on est riche, moins on paye d’impôts».

Pour autant, le leader d’extrême droite veut mettre l’accent sur l’utilisation des impôts. «Il y a deux objectifs : remplir les caisses pour faire fonctionner les services publics, et réduire les inégalités. Je suis pour le premier», a-t-il lancé. Toutefois, il a tenu à revenir sur le sujet des inégalités, en se montrant moins alarmiste que certains de ses détracteurs.

Citant de nombreuses études, il rappelle qu’entre «les 10% les plus pauvres et les 10% les plus riches (dernier décile), il y a une différence, quand ils reçoivent leurs revenus (…) de 1 à 7 voire de 1 à 10». En revanche, après impôts, «la différence est entre 1 et 3», cite-t-il. Ce qui vient à lui faire dire : «On est sans doute avec les pays scandinaves le pays le plus égalitaire du monde.»