Depuis plusieurs jours, la chaleur s’est intensifiée sur tout le territoire français. Vous avez sans doute été contraint de chercher des solutions pour trouver de la fraîcheur. Certains se sont montrés imaginatifs en ouvrant des bouches à incendie, notamment dans les Hauts-de-Seine. Mais si cette pratique est régulière pendant les épisodes de canicule, elle reste toutefois illégale. Vous risquez, en effet, jusqu’à cinq ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende, rapporte Le Parisien.

Deux mineurs, âgés de 13 et 14 ans, ont été identifiés à Asnières-sur-Seine sur les images de vidéosurveillance avant d’être interpellés. «Pendant 40 minutes, près de 80 m3 d’eau se sont écoulés sur la voie publique avant que la situation ne soit maîtrisée», a expliqué, dans un communiqué, la ville. Le préjudice financier est estimé à 2 000 euros, un chiffre «correspondant au coût de l’eau gaspillée, à la remise en état des installations et à la mobilisation des agents de la collectivité».

Des habitants de Poissy privés d’eau

La municipalité a annoncé qu’elle allait «envoyer la facture aux familles des deux mineurs concernés». Cette dernière rappelle d’ailleurs que l’ouverture de bouches à incendie peut avoir d’importantes conséquences car l’eau peut s’écouler massivement et ainsi pénétrer dans les caves, de quoi générer des courts-circuits et des incendies.

À Poissy, dans les Yvelines, une partie des habitants du quartier Saint-Exupéry ont été privés d’eau jusque tard dans la soirée du vendredi 29 mai après l’ouverture d’une bouche à incendie. Cette pratique met «en danger tout un secteur et mobilise inutilement des moyens déjà fortement sollicités», a affirmé Sandrine Berno Dos Santos, la maire divers droite de la commune, qui espère que «les responsables seront identifiés», toujours auprès du Parisien.