
Une mobilisation citoyenne d’ampleur, sur tout le territoire, mais restant floue sur ses leaders et variée sur ses actions. Il n’en fallait pas plus pour faire paniquer les renseignements territoriaux et la direction du renseignement de la préfecture de police de Paris. Dans une note du lundi 1er septembre, dont s’est procurée Le Parisien, ces services alertent les potentiels actes violents et opérations de sabotages qui seraient menés le 10 septembre prochain, lors du mouvement «Bloquons tout».
«L’effervescence relevée sur les réseaux sociaux et dans certaines boucles cryptées commence à se traduire concrètement sur le terrain», expliquent les rédacteurs du document. Car, aussi surprenant que cela puisse paraître, les acteurs de ce mouvement se préparent… Et pas seulement par des boucles Telegram cryptées. De nombreux rassemblements ont déjà eu lieu partout en France pour faire de cette journée du 10 septembre, une forte mobilisation par les citoyens, faisant renaître l’élan connu lors du mouvement des Gilets Jaunes. De quoi rappeler de mauvais souvenirs dans les plus hautes sphères du pays.
Le 10 et le 18 septembre : deux appels à la mobilisation à huit jours d'intervalle
Entre appels à la grève, blocages et actions de sabotage, les autorités se préparent donc à un mouvement aux contours encore très incertains mais qui viserait «des secteurs économiques stratégiques». Derrière ces possibles actes, on retrouverait alors des militants politiques, associatifs ou syndicaux, de gauche. D’autres collectifs humanistes LGBTQIA+ ou pro-palestiniens se joindraient également à la mobilisation.
Selon la note, environ 100 000 personnes pourraient se mobiliser à travers la France ce 10 septembre. Un premier épisode avant le mouvement intersyndical du jeudi 18 septembre, où de nombreuses grèves ont déjà été annoncées. Cette fois alors, nul besoin aux services de renseignements d’une note de 6 pages pour se préparer à un «mouvement explosif».


















