Alors que des maladies ou troubles menstruels comme l’endométriose, l’adénomiose ou encore le SOPK touchent de nombreuses femmes, des structures tentent de s’adapter. Les règles extrêmement douloureuses peuvent empêcher de se rendre au travail ou en cours. C’est le contât qu’à fait l’université de Limoges (Haute-Vienne), qui a instauré un congé menstruel en octobre 2025. Dix jours étaient accordés par an aux étudiantes souffrant de règles douloureuses, sans obligation de présenter un certificat médical.

«Nous avons pris le parti d’ouvrir cette possibilité à tous les étudiants, sans distinction de genre pour éviter une stigmatisation», explique à nos confrères du parisien Raphaël Jamier, vice-président de l’université. Mais ce dispositif «basé sur la confiance» n’a pas été respecté de tous. Celui-ci visait à aider les étudiantes en souffrance, mais plusieurs garçons de l’Ensil-Ensci, école d’ingénieur, n’ont pas respecté cette confiance.

100 jours de cours manqués

Ils sont une cinquantaines à avoir utilisé ce congé menstruel pour rater des cours pourtant obligatoires dans leur cursus. En trois mois, ils ont bénéficié d’une centaine de jours d’absence. Pour recadrer ce manque de respect envers le dispositif et les personnes souffrant de leur syndrome prémenstruel, un courrier a été envoyé le 19 décembre par les vice-présidents de la vie étudiante : «Toute personne, ne pouvant, biologiquement, souffrir d’un syndrome menstruel quel qu’il soit, ne peut pas bénéficier du congé menstruel.» Il a également été rappelé qu’il s’agissait «d’un congé menstruel et non mensuel, l’orthographe ayant un sens en français». Le dispositif est toujours en place pour les étudiants qui en ont besoin.