
À la fin du mois de juin 2025, le tribunal administratif de Strasbourg, saisi par la préfecture du Bas-Rhin, avait annulé l’instauration d’un congé de santé gynécologique, estimant que la mesure ne pouvait pas être instituée par une collectivité, faute de cadre légal. Mais la municipalité et la métropole strasbourgeoise n’en sont pas restées là. Vendredi 22 août, elles ont conjointement fait appel du jugement prononcé par ce Tribunal.
«Le signal qui est envoyé aux femmes, c'est que leur corps n'est pas pris en compte, que leur santé et que leur souffrance n'est pas prise en compte», a notamment déclaré, lors d'un point presse, la maire écologiste de Strasbourg, Jeanne Barseghian. Elle ajoute avoir «l'impression que la vague réactionnaire qu'on connaît met à mal un certain nombre d'avancées» portées par des collectivités comme Strasbourg.
Une instauration plébiscitée les municipalités de gauche
L’instauration du congé de santé gynécologique, retoqué, permettait aux agentes souffrant de douleurs menstruelles, d'endométriose ou de symptômes de la ménopause de disposer de 13 jours annuels d'absence exceptionnelle, sur présentation d'un certificat médical. Ce dispositif était expérimenté depuis septembre 2024 dans la ville alsacienne.
Plusieurs collectivités, majoritairement dirigées par la gauche, ont également expérimenté une forme de congé menstruel, ciblant les règles douloureuses, ou gynécologique, qui englobe des pathologies plus larges. Parmi elles, la région Nouvelle-Aquitaine, la métropole de Lyon, la ville de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis) ou plusieurs communes de la métropole grenobloise. Des mesures qui sont, au contraire, bien souvent attaquées en justice par les préfectures, qui en contestent la légalité.



















