Il y avait déjà Montpellier, Paris-Est Créteil, Bordeaux ou encore Angers. Il y a désormais l’Université Clermont-Auvergne (UCA). Pour la première fois, les personnes souffrant de troubles menstruels vont pouvoir poser des jours de congés dédiés pour l’année universitaire à venir, explique Actu Saint-Etienne. Désormais, en cas de règles douloureuses, les personnes concernées pourront justifier de dix jours d’absence par leur trouble menstruel. Pour cela, il faut seulement se manifester avant le 31 octobre 2024 et remplir un formulaire en ligne.

Toute absence (à une évaluation en continu ou à un cours) qui aura été signalée sur la plateforme permettra de la justifier. Comme l’explique Le Parisien, pour l’heure, ce dispositif est expérimental, mais il pourrait être reconduit «s’il n’y a pas trop de dysfonctionnements», souligne la direction. Cependant, le cadre reste strict et les bénéficiaires du dispositif devront être présents aux rendez-vous proposés par le Service de Santé Étudiant (SSE) «dans le cadre d’un accompagnement vers des soins adaptés». Et une «sanction disciplinaire» est prévue pour tous ceux qui seraient tentés de détourner le dispositif.

Un crédit de quatre jours pour maladie également instauré

Interrogée par Le Parisien, une membre de l’Union étudiante Auvergne à la fac de lettres de Clermont parle d’une «grande satisfaction», même si l’Union avait réclamé cinq jours par mois. Après avoir lancé une pétition l’année dernière, plus de 2 000 réponses ont été reçues. L’université rappelle que le dispositif repose sur la «confiance». L’Université Clermont-Auvergne (UCA) va aussi mettre en place un «crédit maladie de quatre jours», sans justificatif pour tous les étudiants. En cas de succès, les mesures pourraient être reconduites. À titre de comparaison, l’université de Montpellier accorde aussi un crédit de dix jours, celle de Créteil, douze jours.