
Vendredi 9 janvier, la ministre de l’Agriculture Annie Genevard a annoncé que le fonds d’indemnisation dédié à la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), serait porté à 22 millions d’euros, d’après BFM. Cette décision aurait été prise pour répondre à la «peur légitime» provoquée par la dermatose nodulaire.
Par ailleurs, la ministre a évoqué l’éventualité de faire évoluer le protocole d’abattage total des troupeaux dans lesquels la maladie est détectée. Mais celui-ci ne sera modifié qu’en cas d’immunité collective, après vaccination, et seulement après un avis scientifique qui confirmera cette possibilité.
Un plan de soutien plus large aux agriculteurs
Selon la ministre, sur le terrain, les résultats sont encourageants en ce qui concerne la lutte contre cette maladie. «L’État a agi vite, fort et rapidement», explique-t-elle. Et depuis six jours, aucun foyer nouveau de dermatose nodulaire n’aurait été détecté en France. Pour le gouvernement, l’axe principal reste la vaccination : aujourd’hui 85 % des 750 000 bovins ciblés ont déjà reçu une injection. Pour rendre plus efficaces les actions mises en place pour faire disparaître la dermatose, les autorités ont indiqué renforcer les capacités de dépistage, avec une intensification des tests.
Cette décision s’inscrit dans un contexte plus large de tensions dans le monde agricole, dans lequel la ministre de l’Agriculture a présenté un plan de 300 millions d’euros pour soutenir les éleveurs, et simplifier leur quotidien. Mais pour l’heure, la mise en œuvre de cette enveloppe supplémentaire est conditionnée par les politiques budgétaires en cours de discussion.


















