
La guerre au Moyen-Orient a un fort impact sur le prix des carburants. Selon les dernières données de l’État, publiées lundi, le gazole à grimpé de 6,5 centime du litre s’affichant à 2,0174 euros, un stade qui n’avait plus été atteint depuis 2022. Alors que les automobilistes s’affolent de voir le prix d’un plein, le PDG d’Intermarché appelle l’État à faire un effort. Comme le rapporte 20 minutes, Thierry Cotillard estime que «plutôt de nous mettre la pression (aux distributeurs, NDLR) sur nos marges, il faut que l’état réduise sa marge et ça va aller beaucoup mieux».
Il appelle à ce que l’État prenne «ses responsabilités». Selon le PDG, le «il n’y aurait pas d’explosion de résultat dans les stations des mousquetaires». De plus, il s’engage à réduire la marge au minimum et à répercuter «directement et intégralement toute baisse aux consommateurs». Thierry Cotillard juge d’ailleurs assez «malhonnête intelectuellement» le fait que les distributeurs aient été accusés de trop augmenter le prix des carburants, avançant qu’il s’agissait d’un «produit d’appel». Les distributeurs n’auraient donc pas intérêt à «gratter» de la marge dessus.
Un point de vue partagé
Dominique Schelcher, PDG de Coopérative U, partage son point de vie. Selon lui, c’est l’État qui est le «grand gagnant» de la hausse du prix des carburant : «Plus de 51% du prix que vous payez à la pompe part directement dans les poches de l’État.» Une déclaration qu’avait réfuté le ministère de l’Économie lors de la réunion avec les distributeurs de carburants jeudi à Bercy. Il assurait alors que «la seule part qui va augmenter quand les prix augmentent, c’est la TVA», qui est tout de même une taxe revenant donc à l’État. Celle-ci est de 20%, à ajouter à la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE).


















