Alors que les liaisons étaient interrompues entre les Émirats arabes unis et Paris, à la suite des bombardements de Dubaï dans le contexte de la guerre au Moyen-Orient, deux vols commerciaux ont été proposés dans la journée de samedi 7 mars par la compagnie Etihad Airways, entre Abou Dhabi et Paris, d’après BFM. L’offre a été tout de suite relayée par l’ambassade française aux Émirats arabes unis sur les réseaux sociaux. Les deux vols devaient décoller dans la nuit : le premier décollait à 2 heures du matin (heure locale) pour arriver à 7 heures 30 à Paris, et l’autre décollait trente minutes plus tard.

Sans surprise, dans ce contexte géopolitique très tendu, et avec la rareté des vols proposés vers Paris, la demande est très forte. En conséquence, les prix des billets ont grimpé exponentiellement et se vendent pour une petite fortune. Au moment de la publication, le billet en classe économique était à 8 205 dirhams, soit environ 1 930 euros pour un aller simple. Pour les voyageurs qui souhaitent profiter de la classe business, les prix vont bien au-delà : ils peuvent dépasser 9 500 euros l’aller simple.

Une reprise progressive du trafic aérien

Le trafic aérien reprend très doucement entre les Émirats arabes unis et la France. La compagnie Etihad, après le lancement de ces premiers vols samedi 7 mars, a précisé que les liaisons dans les jours prochains resteraient cependant «limitées». Pour les ressortissants français qui sont encore coincés à Dubaï ou Abou Dhabi, les vols vers Paris apparaissent encore très lentement et restent très rares, et très chers.

De leur côté, les aéroports d’Abou Dhabi et Dubaï voient leur trafic augmenter lentement. Selon TourMag.com, ces dernières 84 heures, plus de 1 140 vols ont été enregistrés au départ de ces deux aéroports. Mais pour le moment, la demande reste beaucoup plus forte que l’offre. En parallèle, la France affirme demander aux compagnies davantage de vols commerciaux vers Paris, mais aussi d’utiliser des appareils plus grands. Et assure tenter d’organiser le retour des ressortissants.