Alors que plusieurs résidents de Dubaï cherchent à fuir rapidement après les bombardements de la ville par l’Iran, certains cherchent à y retourner le plus rapidement possible. La raison : ces personnes craignent de perdre leurs avantages fiscaux à Dubaï si elles restent trop longtemps hors des Émirats arabes unis. C’est le constat de plusieurs responsables du secteur du voyage, mais aussi d'avocats fiscalistes, interrogés par le Financial Times et relayés par BFM.

Certains résidents tentent donc de revenir coûte que coûte aux Émirats arabes unis, pour ne pas payer d’impôts dans leur pays d’origine. Pour cela, toutes les solutions sont bonnes, y compris la location d’un jet privé. Charles Robinson, fondateur de la plateforme de location d’avions EnterJet, explique avoir reçu plusieurs demandes de vols vers la région. «Étant donné le nombre minimum de jours requis au cours de l’année fiscale d’un individu pour bénéficier du régime fiscal, certains semblent exiger un retour dans la région afin de compléter leur nombre de jours», explique-t-il.

Une question de résidence fiscale

En effet, pour bénéficier du régime fiscal émirien, il faut y résider au moins 183 jours par an. Et pour certaines de ces personnes, entre payer un jet privé pour rentrer et payer leurs impôts dans leur pays d’origine, le choix est facile. Le prix d’une location de jet privé reste inférieur à une potentielle facture fiscale.

Depuis des années, Dubaï attire les grandes fortunes du monde entier en raison de sa fiscalité avantageuse et de son environnement favorable aux entrepreneurs. Pour toutes ces raisons, Ronald Graham, associé gérant du bureau de Taylor Wessing, interviewé par le Financial Times, explique avoir eu plusieurs demandes «discrètes» concernant le nombre de jours passés au Royaume-Uni dans le cas de personnes qui ne peuvent pas retourner aux Émirats arabes unis, et les effets que ce nombre aurait sur leur situation fiscale. En fait, selon Hannah Wailoo, avocate du cabinet Withers, les résidents de Dubaï coincés à l’étranger rencontrent deux problèmes. D’abord, elles pourraient ne pas résider suffisamment longtemps à Dubaï pour y demeurer des résidents, mais elles pourraient aussi se retrouver bloquées dans leur pays d’origine assez longtemps pour être considérées comme résidentes fiscales.