Face aux luxueuses villas cannoises ou aux plages naturistes de Golfe-Juan, les bassins d’Aquafrais se confondent avec l’horizon calme de la Méditerranée. Pourtant, sous leurs pontons flottants, frétillent des dizaines de milliers de daurades et de bars. Près de 600 tonnes de poissons sortent chaque année des cages de ces fermes d’aquaculture, pour garnir les étals des supermarchés ou les bonnes tables des restaurateurs de la Côte d’Azur.

Mais ce que les amateurs de marée ignorent, c’est qu’ils dégustent alors dans leur assiette un bout… d’intelligence artificielle. Depuis quelques mois, un logiciel développé par la start-up Bioceanor aide en effet Aquafrais à gérer ses viviers de façon plus respectueuse de l’environnement. Son rôle: analyser finement la qualité de l’eau et en prédire l’évolution, jusqu’à quarante-huit heures à l’avance. «Cette solution pourrait avoir un impact particulièrement fort sur la gestion durable de l’océan et sa protection», s’enthousiasme Alexandre Iaschine, directeur général de la Fondation de la mer, une ONG qui a remis au projet, fin 2023, son prix Les Engagés de l’océan, dans la catégorie entrepreneur.

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