
Dans l’inquiétude, la marque de conserves de poissons Petit Navire invite les consommateurs possédant des boîtes de thon de l’enseigne à les renvoyer en laboratoire, selon RTL. Une mesure inédite, qui a pour objectif de mesurer la teneur en mercure de ces boîtes. Pour la marque, c’est un pas en faveur de la transparence, alors que l’OMS alerte sur la présence «très préoccupante» de cette substance.
De son côté, Petit Navire a aussi envoyé les conserves de thon qu’elle commercialise dans un laboratoire Labexia à Quimper, dans le Finistère. Il devra vérifier que la teneur en mercure de ces conserves ne dépasse pas le seuil réglementaire de 1 mg par kilo, décidé par les autorités sanitaires. Une opération vouée à réhabiliter la marque. Généralement, les contrôles sont souvent réalisés en interne, et rarement ouverts aux consommateurs.
Un enjeu de confiance
Cette démarche de la part de Petit Navire n’est pas centrée sur les conserves de thon par hasard. En effet, ces conserves ont mauvaise réputation, en raison de la position du thon au sommet de la chaîne alimentaire marine. En effet, il mange des poissons ayant eux-mêmes mangé des poissons. Ainsi, il concentre de hautes doses de métaux lourds et de mercure.
En 2024, les ONG Bloom et Foodwatch avaient déjà alerté concernant «une contamination généralisée du thon par le mercure». Par ailleurs, ce métal est classé parmi les substances les plus nocives pour la santé publique selon l’OMS. Aujourd’hui, Petit Navire souhaite rassurer sa clientèle.



















