
C’est une absence loin de passer inaperçue. Dans les supermarchés, les plus grands consommateurs l’ont peut-être déjà remarqué : les rayons de conserves de sardines sont de plus en plus clairsemés. En effet, comme le rapporte RTL, les boîtes de conserve de ce petit poisson sont sujettes depuis la rentrée à une pénurie.
Ce produit, considéré comme bon marché en raison de son prix - souvent aux alentours de un euro -, est aujourd’hui essentiellement commercialisé par le Maroc depuis vingt ans, au détriment des conserveries historiques de Bretagne. Et la raison est toute simple. En effet, dans les pays du Maghreb, la main-d’œuvre y est jusqu’à dix fois inférieure qu’en France, ce qui influence fortement les prix au sein de la grande distribution.
Une pénurie selon deux facteurs
Sauf que voilà, alors que les conserves de sardines se vendent à tout petit prix dans les rayons des supermarchés, la forte demande pousse les Marocains à intensifier la pêche, ce qui conduit à une pénurie de marchandise. Mais un autre facteur conduit également à la rareté des sardines sur les étalages, à savoir le réchauffement climatique qui vient perturber la production des planctons, un aliment primaire de la sardine. En rencontrant des difficultés pour se nourrir, la croissance des sardines est limitée, et par ricochet, leur reproduction. Ainsi, en l’espace de seulement deux ans, la quantité de poissons pêchés a chuté de près de moitié.
Si, selon nos confrères, les boîtes de sardines devraient faire rapidement leur retour dans les rayons, celui-ci sera accompagné d’une hausse des prix. En effet, alors que les contrats entre les conserveries marocaines et la grande distribution doivent être renégociés, la demande toujours croissante, combinée au réchauffement climatique et à la surpêche, pourrait entraîner une hausse des prix entre 20 et 30 %.


















