
Une bataille remportée par l’ancien employé. EDF a été condamné par le conseil de prud’hommes de Paris à verser 250 000 euros «à titre d’indemnités pour licenciement nul» et plus de 68 000 euros en indemnités diverses de congés payés et de fin de contrat à un ancien cadre de la centrale de Chooz. Arnaud Begin avait été mis à la retraite d’office après avoir dénoncé des faits de harcèlement moral. Le conseil de prud’hommes a estimé que «la mise à la retraite d’office de M. Begin», équivalente à «une faute grave», est «infondée et la requalifie en licenciement nul».
L’ancien cadre avait invoqué une série de pressions et de changements de poste caractérisant un harcèlement. Ces derniers, selon lui, ont duré jusqu’à sa mise à la retraite d’office, au mois de mars 2024. Arnaud Begin, qui avait été embauché en 1998, affirme «avoir été harcelé, mis à l’écart et finalement à la retraite d’office parce qu’il lui avait été demandé par sa hiérarchie en avril 2017 et à l’été 2018, de minimiser des écarts» de sûreté nucléaire, d’après le jugement. Cela concernait surtout les centrales de Dampierre (Loiret) en 2017 et du Tricastin (Drôme) en 2015 et 2018.
Les faits de harcèlement établis «à ce stade du litige», selon le conseil de prud’hommes
En novembre 2024, la cour d’appel de Reims avait condamné le géant public français du nucléaire pour harcèlement moral à l’encontre de son ancien salarié, et avait fait droit à sa demande de dommages et intérêts de 10 000 euros. Or, l’EDF invoquait «les fautes et insuffisances» de ce dernier, précisant qu’elle ne se laisserait «pas impressionner par de faux arguments». Visiblement, ces arguments n’ont pas convaincu les juges du conseil de prud’hommes pour qui les faits de harcèlement envers l’ex-employé étaient établis «à ce stade du litige». Contactée par l’AFP, la direction d’EDF n’a pas répondu aux sollicitations.



















