Emmanuel Macron est généralement favorable aux emprunts pour investir. C’est ce qu’il a fait en France et ce pour quoi il plaide au niveau européen. Cette dette commune à l’Union européenne a été contractée pendant la période Covid. En visite à Athènes, samedi 25 avril, il a assuré vouloir continuer d’emprunter pour des investissements d’avenir : «On s'est endetté au moment du Covid. Aujourd'hui, on nous dit 'il faut vite la rembourser'. C'est idiot. Étalons cette dette. Refaisons des ré-émissions parce que les gens veulent ce papier pour pas cher.»

«Sur des dépenses (...) qui sont d'intérêt commun, qui sont nouvelles (...) on a peut-être un intérêt à émettre ensemble de la dette», a-t-il poursuivi, faisant référence à «la défense, le spatial, l’intelligence artificielle». Il assure que ce sont des placements d’avenir qui permettront à l’Europe d’«être dans le jeu». «On n'a pas envie de laisser à nos enfants une Europe qui serait complètement distancée sur le plan technologique, qui serait hors du jeu technologique ou de la défense», a d’ailleurs ajouté le président, soutenu par le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis, comme le rapporte BFMTV.

L’Allemagne dit «non»

Mais pour contracter un emprunt commun, encore faut-il avoir le soutien des autres membres de l’Union. Ce n’est pas le cas de l’Allemagne. Pour nos voisins d’outre-Rhin, cet emprunt commun doit être réservé aux «situations exceptionnelles», comme ce fut le cas pour la pandémie. Emmanuel Macron a dit de ces pays : «Soit ils décident de ne pas investir, erreur stratégique énorme, soit ils décident d'augmenter leur contribution nationale et ils n'ont pas envie, soit on trouve des ressources nouvelles.» Reste à voir si cette confiance sera bien suivie des 27.