
Une semaine noire s’annonce-t-elle à la SNCF à l’approche du pont du 8 mai après l’échec des négociations qui ont eu lieu ce mercredi 23 avril entre la direction et SUD-Rail ? A l’issue de cet échange infructueux, le syndicat, qui réclame la hausse de 100 euros de la prime de travail, a même menacé de déposer un nouveau préavis de grève après le 8 mai. Invité sur RTL ce jeudi, le ministre des Transports, Philippe Tabarot, a déploré l’attitude de «certains syndicats» qui «ne semblent pas vouloir avancer vers un apaisement».
«J’ai espoir encore sur les capacités de Jean-Pierre Farandou et de Christophe Fanichet (respectivement patron de la SNCF et PDG de SNCF Voyageurs, NDLR) à pouvoir trouver un accord, et que certains syndicats reviennent à la raison», a-t-il déclaré. Le ministre des Transports a également averti sur les «conséquences très lourdes» qu’aurait cette grève, «à la fois financièrement pour l’entreprise, et pour la confiance des Français dans cette grande entreprise».
«Ne pas utiliser en permanence l’arme de la grève»
Interrogé sur les revendications des syndicats et sur l’attitude à adopter de la part de la direction de la SNCF, Philippe Tabarot a préféré botter en touche afin de ne pas «mettre de l’huile sur le feu». «Moi, je suis le ministre des usagers», a-t-il répété. «Je pense beaucoup aux usagers qui s’inquiètent par rapport à ce mois de mai qui s’annonce difficile. Je pense qu’il faut rapidement qu’ils puissent avoir des informations pour pouvoir s’organiser», a-t-il poursuivi.
Rappelant sa «confiance» enla SCNF «pour voir ce qui est juste et ce qui n’est pas juste en termes de revendications», le ministre a toutefois souligné que les comptes de l’entreprise publique doivent présenter «un certain équilibre», «parce qu’on a besoin d’investir dans le réseau». «C’est ça le plus important, investir dans les infrastructures. Et une journée de grève, c’est 10 millions (d’euros, NDLR) qui ne sont pas investis dans le réseau», a-t-il expliqué.
Avant de poursuivre : «Donc, ceux qui se prétendent, et je veux bien le croire, des amoureux du ferroviaire, et qui souhaitent que l’État à travers la SNCF puisse investir dans le ferroviaire, doivent pouvoir permettre, tout en ayant un dialogue social apaisé, d’avancer sur ces sujets, surtout de ne pas utiliser en permanence l’arme de la grève».


















