Aller à Dubaï et se loger pour 30 euros ? C’est désormais possible depuis les attaques israélo-américaines sur l’Iran le 28 février dernier, et les ripostes qui ont touché la ville préférée des influenceurs du monde entier. Alors que les réservations reculent, l’offre immobilière dubaïote est forcée de s’adapter au contexte international et politique ainsi qu’à la demande, et les prix sont désormais en chute libre selon Le Parisien.

Pour expliquer ces prix très diminués, les perturbations du trafic aérien ne suffisent pas. Dans la matinée du vendredi 13 mars, plusieurs explosions ont été entendues dans la ville, selon les témoignages des journalistes de l’AFP. Un contexte qui a rapidement dissuadé les vacanciers de s’y rendre.

Des promotions pour remplir les chambres

Pour continuer de générer un trafic touristique, les hôtels s’efforcent donc de baisser les prix de leurs chambres. C’est le cas du groupe Jumeirah, dont le Jumeirah Beach Hotel et le Burj Al Arab proposent des réductions qui vont désormais jusqu’à moins 30 %, ou deux soins spa pour le prix d’un. De son côté, le Shangri-La Abou Dhabi propose jusqu’à 15 % de réductions sur ses offres de restauration.

Toutefois, les prix de ces établissements restent très élevés, note Business Insider. Par exemple, le prix minimal d’une nuit dans une chambre au Burj Al Arab s’élève à 905 dollars en mars, soit environ 840 euros. En avril, ce tarif grimpe à 1 514 dollars, ou 1 400 euros. En ce qui concerne le Five Palm Jumeirah Hotel, le prix d’une nuitée est actuellement proposé à 250 euros, contre 396 euros, selon The Sun. Sur Airbnb aussi, les propriétaires ont pris acte de la situation, et les prix diminuent. En tout, d’après le World Travel & Tourism Council, ce conflit entre l’Iran et les États-Unis et Israël coûterait environ au moins 600 millions de dollars par jour au Moyen-Orient en dépenses touristiques internationales. Et selon un site de comparatif des tarifs des hôtels quatre et cinq étoiles de Dubaï, certains hôtels iraient jusqu’à proposer des réductions approchant les 80 %.