Le Qatar va acheter pour 4 milliards de dollars de missiles anti-missiles Patriot aux États-Unis. Washington a confirmé cette vente vendredi 1er mai, rapporte La Tribune. Le but est de se protéger des frappes iraniennes dans le cadre du conflit déclenché à la fin du mois de février entre l’Iran et les États-Unis avec Israël. Mais le Qatar n’est pas le seul pays concerné. En effet, plusieurs autres pays de la région ont essuyé des frappes depuis le début du conflit et ont également vu l’achat de systèmes Patriot validé par Washington pour un montant total de plus de 8,6 milliards de dollars. Il s’agit d’Israël, du Koweït et des Émirats arabes unis.

Le secrétaire d’État Marco Rubio est celui qui a validé ces ventes, dans le but d’appuyer «les objectifs de politique étrangère et de sécurité nationale» des États-Unis ainsi que de répondre à «une urgence» à «améliorer la sécurité d’un pays ami» contre «des menaces actuelles et futures».

Le Qatar visé dans ses installations énergétiques

Mais la vente du système Patriot au Qatar n’a rien d’anodin. Le pays a été frappé début mars sur sa principale installation gazière par l’Iran, qui a également frappé d’autres installations similaires dans des pays voisins. «Cette attaque a des répercussions majeures sur les approvisionnements énergétiques mondiaux», avait alors condamné, le 19 mars, le Premier ministre du Qatar. «Les allégations iraniennes persistantes selon lesquelles les attaques viseraient des intérêts américains […] ne peuvent être acceptées», avait-il ajouté.